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Il
s'agit pour l'instant d'une ébauche de page, une
collection d'idées qui s'organiseront peut-être autour d'une notion nouvelle.
I - Choix d'un ébranlement étalon de la guitare:
Du
point de vue organologie, nous
distinguerons arbitrairement
la notion de "lutherie
au sens classique"
d'une "solid body" de la notion de "structure
purement mécanique de la lutherie",
cette dernière négligeant totalement les émissions aériennes
par rayonnement acoustique. On peut supposer en effet que la
notion même de "solid body" permet cet artifice,
naturel ou artificiel (ce qui restera à discuter
ultérieurement).
Le
point de départ intuitif est la constatation
empirique
(réelle ou imaginaire) que la sonorité
d'une "solid body" resterait en grande partie
indépendante de l'électronique
sensée lui donner finalement vie. En particulier, il semble
possible d'en juger la qualité espérée, uniquement en la
testant sans ampli. Comme si sa sonorité finale était en partie
génétiquement déterminée par la "structure
purement mécanique de sa lutherie",
comme si cette structure purement mécanique dictait sa
loi.
L'habitude des expériences sur les changements
d'électronique embarquée confirme bien cette intuition: une
grande guitare reste une grande guitare et une mauvaise guitare
reste mauvaise, au travers des avatars de leur électronique.
Le
troisième point de vue consiste à se
borner strictement à la "solid body",
dont la lutherie (au sens classique) n'est a
priori
pas trop compliquée par l'absence de surfaces émissives
rayonnantes, bien que la notion de sonorité génétiquement liée
à la seule structure mécanique semble paradoxalement s'y
révéler, en dehors de toute notion d'acoustique aérienne.
La
complexité des mouvements vibratoires d'une guitare me semble
trop importante pour permettre une étude théorique ou
expérimentale significative, même dans le cas simplifié d'une
"solid body".
L'étude précédemment aboutie de
la sonorité propre au micro, réalisée en partie grâce au
choix du chevalet comme point de référence, m'incite à une
simplification analogue pour caractériser la "structure
purement mécanique de la lutherie d'une solid body".
En
conséquence, nous
bornerons arbitrairement l'étude de la lutherie
"utile" d'une "solid body" aux
mouvements du chevalet.
Comme
dans le cas des cordes, l'étude réalisée restera liée à la
guitare seule, indépendamment des points de frettages.
Mais si les mouvements "utiles" des cordes se sont révélés dans le domaine du spectre harmonique permanent (théoriquement temporellement infini), intuitivement,
il me semble que nous devrions ici aborder
l'aspect sonore transitoire.
Quoi
de plus riche en ce domaine que l'aspect percussif d'une simple
"fonction
(ou distribution) de Dirac" appliquée au chevalet, en
pratique, de simples chocs étalons appliqués au chevalet ?
En
effet, on peut considérer que la fonction de Dirac, concrétisée
par un choc, est: - facilement reproductible si l'énergie du
choc est conservée, - et qu'elle possède à elle seule
toutes les caractéristiques du phénomène transitoire associé
uniformément à l'ensemble des fréquences.
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Quitte à étendre plus tard le domaine d'exploration de la "structure
purement mécanique de la lutherie
d'une solid body", je propose une première étude basée sur des
chocs étalons portés sur le chevalet
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II
- Choix des mesures à réaliser sur la réponse d'une "solid
body":
En
théorie, les mesures à réaliser pour l'analyse de la réponse
de la guitare à un choc étalon devraient s'étendre à
l'ensemble de la-dite guitare et des cordes, en oubliant tout
rayonnement acoustique, totalement nul pour la "solid body"
idéale.
Mais nous nous retrouverions cependant submergés
dans un phénomène bien trop complexe pour être
interprété.
Nous allons donc tenter de simplifier l'analyse en réduisant au maximum les points de mesure, quitte à éventuellement justifier a posteriori la simplification par la pertinence des conclusions obtenues.
Mais il ne faudra pas oublier le point de suspension de la guitare, qui pourrait très naturellement être le point d'amarrage supérieur de la courroie (guitar strap).
Le succès précédemment obtenu dans l'étude des micros par le choix d'une origine située sur le chevalet, incite à choisir un point de mesure de la réponse précisément situé au point de choc (désigné par C), sur le chevalet.
Et la structure usuelle de la guitare suggère de choisir un second point de mesure (désigné par S) vers la tête, plus précisément sur le sillet, par réciprocité au chevalet.
- Le troisième point remarquable pourrait être le centre de gravité de la guitare (désigné par G).
Enfin, les mouvements des cordes elles-mêmes ne peuvent être oubliées.
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Je propose donc de mesurer quatre paramètres:
Le mouvement des
cordes, quantifiable par un, voire plusieurs micro électromagnétiques,
Les accélérations
du chevalet, perceptibles , par exemple, par un
micro "contact",
Les accélérations du sillet, confiées à un second micro "contact",
- Les accélérations du centre de gravité, confiées à un troisième micro "contact".
(Guitare suspendue au point d'ancrage supérieur du "guitar strap", et ébranlée par des chocs portés sur le chevalet)
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A
suivre ...
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