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(Voir également l'index de toutes les pages sur les micros)

Proposition polémique sur la nature réelle du "moteur" des micros 

 

Théorie - Theory

  Jusqu'à présent (7 mai 2006), les micros étaient classiquement supposés capter la vibration des cordes en un point précis, généralement situé à la verticale des pièces polaires les plus proéminentes, souvent constituée de 6 vis d'équilibrage des niveaux.

Cependant, cette idée simple était battue en brèche par des constatations bien embarrassante:

L'idée directrice des tentatives d'explications était centrée jusqu'alors sur les différences d'impédance de bobinages, jouant le rôle de filtres électroniques, ainsi que sur la présence ou l'absence de noeud de vibration à l'endroit précis où se situe le micro.

Je trouve ces arguments bien faibles par rapport aux ÉCARTS ÉNORMES perçus par l'oreille.

Tout bien pesé, je propose, pour faire face aux difficultés, de ne plus considérer qu'un micro se situe ... en un endroit précis.

Il me semble, en effet, que sa sonorité dépende surtout de la portion d'espace couverte par le champ magnétique et sensible à la vibration des cordes, portion constituante de son "moteur" réel.

Je propose donc de réfléchir sur un micro qui possèderait une "zone sensible", ou fenêtre de lecture, plus ou moins étendue en fonction de sa réalisation, au lieu de le considérer comme influencé ponctuellement par les cordes en un endroit par trop précis.

On peut résumer l'idée directrice proposée, en disant que non seulement l'intensité du champ, mais aussi la topologie du champ magnétique, jouent un rôle important dans le résultat sonore final.


En pratique - Practical

  Finalement, je propose de poursuivre l'organologie de la guitare électrique en fonction de la décomposition virtuelle suivante:
  • l'impulsion de départ, imprimée par le musicien est, une première fois influencée par la lutherie de la guitare,
  • cette influence transmet à la corde une certaine vitesse de déplacement,
  • cette vitesse de déplacement est transformée en force électromotrice aux bornes du micro, par action électromagnétique,
  • la force électromotrice est transmise à l'ampli avec un affaiblissement du à une interface composée de filtres passifs:

en série: impédance interne du micro, impédance des circuits embarqués, impédance des fils de liaison, impédance d'entrée de l'ampli,

ou en parallèle: les diverses capacités de fuite,

  • à son tour, l'ampli agit comme transformateur, cette fois-ci, d'une tension en puissance électrique,
  • elle même transformée en puissance sonore par l'enceinte acoustique,
  • enfin, la salle servant à l'écoute, retourne une partie de la puissance sonore sur la guitare, dont la corde est à nouveau sollicité par une action, dite de feedback, modulée une seconde fois par la lutherie.

Finalement, cybernétiquement parlant, on assiste à une succession en chaîne de processeurs actifs, liés pas des filtre passifs, et finalement soumis à un processus global d'action/contre-réaction.

(on oubliera, par soucis de simplification, les boucles d'action/contre réaction locales, telles celles de l'ampli ou celle du retour de salle vers les enceintes)

On conçoit que, parlant de la "sonorité" de la guitare électrique, celle-ci dépende de paramètres imbriqués de manière fort complexe.

Aussi lorsqu'on parle de la sonorité d'un élément, tel le micro, il faut comprendre "la participation de cet élément à la sonorité, toutes choses égales, d'ailleurs" (c'est à dire, si les autres éléments rentent inchangés).

 


Poil à gratter - Itching powder

  Comme tout le monde, j'ai déraisonné sur un micro bien poli et situé gentiment ... où on le voyait.

Cette saleté de champ magnétique est effectivement invisible, et fait perdre la boussole, surtout à ceux qui n'en ont pas pour le mettre en évidence, mais également à ceux qui le pressentent... à l'oreille.

La paresse intellectuelle aidant,il est bien difficile de faire oublier le rôle de peu d'intérêt qui est celui de l'impédance interne du micro sur sa coloration sonore propre.

Les plus perspicaces comprendront que l'impédance est un frein passif, alors que le champ est un moteur actif, pour le micro.
Les simples électroniciens concevront facilement que le micro est un générateur de tension pour l'ampli à haute impédance, par opposition à un générateur de courant.

Mais, surtout, n'oubliez pas que

LA GUITARE ELECTRIQUE N'EST MEME PAS UN INSTRUMENT DE MUSIQUE,

sans l'ampli qui lui donne vie.

   

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Mise à jour, par Jean-Pierre "lbop" Bourgeois, Ingénieur-conseil ©