et le "timbre" d'un micro.
(Voir également les autres pages sur les micros)
(Merci au site de Patrice Rabiller pour son efficace traceur de courbes)
- 1 Pour une note donnée
2 Exemples: positions dites "pré-Curillon", "de Curbillon", "intermédaire" et "de Vendamini"
3 La "sonorité" ou "timbre" d'un micro
- Attendez-vous au pire!
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Avant propos et principe du point fixe: Les études concernant la sonorité de micros publiés jusqu'à aujourd'hui (1er décembre 2007), sont basées sur une corde théorique:
NB: la "corde théorique" est une simplification (parfaitement justifiée pour notre propos) de la corde réelle qui est en réalité, pour le mécanicien théorique, une poutre plus ou moins rigide, plus ou moins encastrée, et susceptible de vibrations plus ou moins "exotiques". Les divers auteurs se sont alors acharnés à décrire les variations de la sonorité d'un micro, en fonction de la longueur active de la corde entre frettes et chevalet (hautement variable), sans se rendre compte qu'auditivement, le seul paramètre significatif sur la sonorité captée en un point était la distance x (immuable pour ce point) qui sépare ledit point du chevalet. Il n'est donc pas étonnant qu'aucune des précédentes études n'aboutissent qu'à un échec, comme la simple expérience du musicien aurait du le pressentir. Pourtant, la solution ne réside qu'en un changement de variable qui élimine la longueur de la corde frettée (code appuyée sur le chevalet ET une frette). On s'affranchit ainsi de la position matérielle d'une frette, en remplaçant:
Définition de l'influence d'un élément de corde en un point: Un élément de corde de longueur dx, plongé dans le champ magnétique d'un micro, acquière lui-même une aimantation, qui dépend:
Cet élément peut être alors assimilé à un dipôle magnétique, dont les mouvements induisent un flux variable dans les bobinages du micro. Malheureusement, un tel dipôle est très difficile à modéliser avec précision. Cependant, il est légitime de supposer (avec d, symbole de la différentiation mathématique), qu'un tel élément, doté d'une vitesse v(x,t), induit une force électromotrice élémentaire de, proportionnelle à sa longueur dx et à sa vitesse v, ainsi qu'à un coefficient de proportionnalité k, ne dépendant que du champ au point x et de la nature (gèométrie et perméabilité) de la corde en ce point. Un tel coefficient k répond alors à l'équation:
Les théories pullulent sur la variabilité de la sonorité des micros, en fonction de leur structure propre, et de leur emplacement sur la guitare. Bien souvent, l'impédance du circuit équivalent au micro est invoquée comme déesse nourricière de sa sonorité. Des ouvrages entiers y ont été consacrés, pour arriver au mince résultat ... qu'un single coil "sonne" plus aigu qu'un humbucker. C'est oublier que, dans le cas d'un ampli du commerce, dit "à haute impédance", le micro est bouclé sur une impédance quasi infinie. Alors, les impédances branchées "en série" deviennent négligeables, quand les impédances supposées "en parallèle" (comme des capacités de fuite localisées ou diffuses), deviennent prépondérantes, ... mais sont classiquement négligées. De même, on ne compte plus les études sur la variation de la sonorité liée à la localisation du micro sur un point particulier des cordes, sans production de résultats universellement consensuels.
On se rapproche alors de l'étude des effets de la forme du champ magnétique associé au micro, effets dont je soupçonne depuis longtemps l'action, sur la sonorité. On remarquera ici que la fenêtre ainsi définie, peut éventuellement se confondre avec la largeur visible du micro, mais qu'elle peut en être totalement distincte. Il s'agit en effet d'une fenêtre immatérielle, lieu où le micro est (plus ou moins régulièrement) sensible à une corde vivante métallique.
Cas d'une note pure (voir: la corde vibrante théorique)
A un instant t fixé, l'état de la corde émettant une note pure, ressemble au schéma suivant: Où L est la longueur totale de la corde, l est la longueur d'onde de la note pure considérée, y est l'élongation de la corde à la distance x du chevalet.
Alors, si f0 est la fréquence de la note à vide, E l'élongation maximale de la note pure considérée, et f sa fréquence: y = E sin(2∏ xf/Lf0) (la longueur d'onde étant alors l = 2Lf0/f) En fonction du temps t, l'élongation E(t)est elle-même une fonction sinusoïdale: E = a sin(2∏ ft + φ) Au total, on a, avec l'amplitude a et la phase φ de la note (voir la page concernant la corde théorique):
On en déduit la vitesse v à l'abscisse x:
Pour simplifier le problème, on peut alors supposer que la sensibilité k du micro, est constante dans toute sa fenêtre de lecture, de longueur utile de corde captée égale à 2X.
Alors, d'après la définition du coeffecient d'influence de la corde, un élément de corde de longueur dx, engendre une f.e.m. de, telle que: de = kvdx (avec d, symbole de la différentiation mathématique) Remarque: k mesure la faculté d'un élément de corde de longueur dx à engendrer une f.e.m dans le bobinage. d'où, pour un micro centré à distance moyenne d du chevalet: e = ∫ kvdx (somme de x=d-X à x=d+X) (avec ∫ , symbole d'intégration mathématique) soit : e = 2∏kfa cos(2∏ ft + φ)∫ sin(2∏ fx/Lf0)dx (somme de x=d-X à x=d+X) ou, après intégration le long de la fenêtre: e = -kaLf0 cos(2∏ ft + φ){cos[2∏ f(d+X)/Lf0] - cos[2∏ f(d-X)/Lf0]}
La valeur sin(2∏fd/Lf0) indique un affaiblissement marqué, voire une annulation totale du signal capté, aux voisinnages de: 2∏fd/Lf0 = n∏, Soit des fréquences de réjection: f = n Lf0/2d (où n est un entier arbitraire positif)
Le même raisonnement, appliqué à sin(2∏fX/Lf0), donne la règle:
On remarquera que, les distances d et X étant plus courtes (par construction) que la longueur d'onde la plus courte parmis les notes frettées, les fréquences f concernées sont plus hautes que fM, la fondamentale frettée la plus haute.
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Alors,
, la tension de sortie du micro est proportionnelle à: e/emaxi = sin(2∏fd/Lf0)sin(2∏fX/Lf0)
2 - Par exemple: Les exemples ont été transcrits sur une nouvelle page, pour alléger celle-ci, déjà assez lourde. 3 - Le "timbre" d'un micro:
....A suivre. En particulier, il sera intéresant de comparer le résultats pour un micro en positions dites "de Curbillon", "de Vendramini" et intermédiaire. |
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