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Le "P-90 alnico" de Gibson

ou P-480

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Histoire - History
(merci à l'ami André Duchossoir)

 
En 1952, sous les ordres de Walter Fuller, le technicien Seth Lover commença à concevoir chez Gibson ce qui deviendra le "P-90 alnico".

Vue de côté
Vue de dessus, avec vue des six aimants
et leurs six vis d'ajustement en hauteur
Vue de dessous

Sous les dimensions d'un classique Gibson P-90, avec une bobine équivalente, le-dit "P-90 alnico" par ses amateurs (ou P-480 d'après son nom officiel) en diffère principalement par le fait que le système de deux aimants prolongé par six vis de réglage servant de pièces polaires est remplacé par:

  • six aimants individuels sous forme de six lingots parallélépipédiques, ajustables en hauteur par l'intermédiaire de six vis non ferromagnétiques,
  • calés par six ressorts,
  • chaque aimant ne captant qu'une des six cordes.

Son surnom de "P-90 alnico" vient du fait que le six aimants parallélépipédiques sont en "alnico V" (alliage contenant de l'aluminium, du nickel et du cobalt), matériau plus fortement aimanté et plus stable dans le temps que celui qui constituent les aimants les classiques P-90 pourvus d'aimants en alnicos II ou III.

Historiquement, en raison de leur prix de revient relativement élevé, ils furent exclusivement montés sur des modèles "haut de gamme" tels la L-5CES, la Super 400CES ou la Les Paul Custom 1954, surnommée la "Black Beauty".

Quelques rares ES-175 en furent également équipées, mais avec le capot des P-90, donc sans possibilité de réglage des aimants en hauteur.

Il est à supposer que ces micros, considérés par Gibson comme supérieurs aux P-90 ordinaires, n'ont pas suscité suffisamment d’intérêt auprès de la clientèle pour justifier leur coût plus élevé.

De plus, comme l'a souligné Seth Lover lui-même, le désir d'obtenir la sonorité la plus puissante possible a fait que les utilisateurs ont usé et abusé d'un rapprochement exagéré des aimants avec les cordes, avec les désagréments conséquents (le pur et simple "collage" des cordes sur les aimants lors des pics de soliicitation), entraînant finalement l'abandon du micro par Gibson dans le courant du début de l'année 1958.

L'histoire montre en effet que Gibson n'a jamais brillé pour la subversivité de ses audaces: un pied sur l'accélérateur, un pied sur le frein, telle est sa position, ... à la grande joie de ses concurrents.


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Théorie - Theory

  On déduit immédiatement de la présence des six aimants surpuissants, que, par rapport au P-90:
  • le niveau de sortie est plus élevé,
  • avec une réduction conséquente du bruit de fond relatif,
  • la captation de chaque corde est plus sélective et précise.

Certains ont inféré, totalement à tort, que la puissance des aimants diminuerait le sustain, alors que j'ai précisément constaté le contraire sur mes deux L-5CES.

D'ailleurs le catalogue Gibson de 1954 n'annonçait-il pas fièrement: "extra large, individually adjustable Alnico N°5 magnets give a greater sustaining power" ?

Ma L-5CESN de 1954, repartie aux états-unis pour 10 000 dollars de 1980, en équilibre sur une pièce de un franc.

Photo Georgietti, LE photographe des pros, pour André Duchossoir.


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En pratique - Facts

  Comment définir la sonorité du micro ?
  • puissante,
  • précise,
  • analytique,
  • au sustain ultralong,
  • aux extrêmes graves et aigus très présents,
  • au médium doux et bien défini.

Tout le contraire de ce qu'écrivent ceux qui n'ont jamais joué un tel instrument.
Il est vrai que le simple quidam a peu de chance d'en toucher un.


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Poil à gratter - Itching powder

  Certaines "bêtes de Abruses", "crétins des Alpes", "pisse-copies" ou équivalents journalistiques, on même insinué que le micro était trop puissant et faisait distordre les amplis des jazzmen qui faisaient la pluie et le beau temps dans les années 50 (1950, pour les jeunots. et pas 1850), avant la déferlante du rock. Ces primates auraient-ils oublié l’existence des potentiomètres ?

Je m'excuse, ... mais merde!
(pardon aux enfants de coeur qui nous liraient)

Quand on veut tuer son chien, on dit qu'il la rage.

Le micro est très dynamique, mais en aucune façon trop puissant.

Pour les intoxiqués du MP3 qui en est totalement dépourvu, la véritable dynamique est la faculé de pouvoir correctement restituer les variations de puissance musicale, y compris et surtout lors de l'émission simultanée de sonorités puissantes et faibles.

L'absence de dynamique se traduit au contraire par la disparition des sonorités faibles, absorbées par les sonorité puissantes, comme sur tous les MP3 du monde, au profit d'un unique plan sonore au niveau artificiellement élévé, manifestement destiné aux sourds et malentendants.
C'est la musique morte, aseptisée, lobotomisée par le music-business, pour le confort du preneur de son sourdingue et le gonflement à peu de frais du tiroir-caisse.

Et ces gros porcs du music-business se plaignent de pas vendre leurs CDs, stade important de l'abrutissement de la dynamique ?

En mon sens, dynamique est synonyme de respect des nuances réclamées par le musicien, et de musicalité.
Le micro joue fort quand on le lui demande, et doucement quand il le faut.
Que demander de plus ?


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Mise à jour, par Jean-Pierre "lbop" Bourgeois, Ingénieur-conseil ©
 

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