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Les pratiques commerciales et la réalité de l'électroacoustique ou comment choisir, voire fabriquer, un ampli pour guitare.

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Théorie - Theory

 

Puissance électrique, acoustique

Evaluation de la puissance électrique de sortie d'un ampli, watts RMS, musicaux, et autres aimables fantaisies:

  • Pour un physicien, le seul critère à prendre en compte est la puissance quadratique moyenne, exprimée en watts.
    Ce sont des poètes.
  • En langage "technologico-vendeur" on se doit de parler de puissance RMS (Root Mean Square) pour avoir l'air dans le coup, mais c'est kif-kif.
    Ce sont des vendeurs.
     
  • Les vrais pros de l'électronique parlent simplement de puissance, sans autres fioritures.
    Ce sont des âmes simples.
     
  • En général, le flou artistique est de règle, depuis l'arrivée sur le marché de la Hi-Fi des "watts musicaux" que chaque constructeur accommode à sa guise.
    Ce sont des commerçants

Si un vendeur vous parle de puissance musicale, répondez que vous êtes encore vierge (bien que ça m'étonnerait), habitez chez vos parents, ne mangez pas de ce pain là et êtes prêt(e) à appeler la police s'il continue à vous harceler de ses propos malhonnêtes.

Ces watts musicaux se sont si bien croisés et multipliés qu'ils ont fait des petits (l'amour, toujours l'amour) que je nommerai "watts marchand de tapis" et dont je parlerai plus loin.

Rendement des hauts parleurs, puissance acoustique:

La grosse fâche, entre les électroniciens et vous, arrive quand vous branchez un HP au "cul" de l'ampli et écoutez ce qui en sort.

En effet, ces fainéants de HP ont une déplorable tendance à bouffer copieusement les watts qu'on leur fait avaler pour n'en recracher que des bribes.

A titre d'exemple, on peut considérer qu'un rendement de 3% est fort honorable pour un HP courant.

Ca implique que 100 watts fournis électriquement par un ampli sont réduits à une puissance audible de 3 watts acoustiques réellement rayonnés dans l'espace.

On commence à apercevoir le manque de corrélation entre l'électronique et l'acoustique.

97% de l'énergie sortant de l'ampli est donc perdue en chaleur, qui n'a rien à voir avec la "chaleur du son".

La puissance acoustique rayonnée est rarement, sinon jamais indiquée, car sa simple évocation est anti-commerciale:

"J'vous propose un super ampli super puissant de 3 watts acoustiques, Monsieur Mon Client Bien Aimé, en plus, il vous fournira 97 watts pour vous chauffer les mimines, une vraie affaire".

Vous voyez d'ici le succès.

De plus, la mesure est très délicate à obtenir dans des labos n'existant que dans les facs ou très grosses entreprises.

Décibels et intensité sonore

Afin de pallier la difficulté de mesurage (oui, on dit qu'une mesure est le résultat d'une action de mesurage) l'efficacité acoustique peut être évaluée par un artifice.

Le niveau de pression acoustique en un point étant proportionnel à la puissance totale rayonnée, c'est ce niveau de pression qui va être mesuré par un simple microphone.

De plus, l'oreille ayant une sensibilité non linéaire, le résultat va être exprimé, par comparaison avec une source sonore étalon, en décibels (dB) qui s'expriment en fonction de la pression P par la formule:

Pression en dB = 10 log P (voir ici la lâche vengeance du matheux envers les béotiens)

Le rapport entre deux pressions acoustiques (ou puissances) P1/P2, exprimé en dB, est donc:

(P1/P2 dB) = 10 log (P1/P2)

Et, si P1 = 2P2, comme 10 log 2 = 3.03, en pratique il suffit de savoir que:

Chaque variation de 3 dB correspond à peu près (3,03 pour 3,00)
à un facteur 2 en puissance acoustique
  • Ainsi:
  • 3 dB correspondent à un facteur 2 en puissance
  • 6 dB correspondent à un facteur 4 en puissance
  • 9 dB correspondent à un facteur 8 en puissance
  • 12 dB correspondent à un facteur 16 en puissance
  • etc.

NB : à ne pas confondre avec les décibels appliqués à des tensions (voltages), ou il faut 6 dB, pour correspondre au facteur 2.

Mesure de l'efficacité des hauts parleurs

Donc, au lieu de mesurer la puissance rayonnée par un HP, on va mesurer son efficacité en décibels :

  • dans son axe,
  • à une distance de 1 mètre,
  • pour une puissance électrique injectée de 1 W.

Par exemple, on dira que l'efficacité de tel HP est de 92 dB pour 1 watt à 1 mètre, ce qui est souvent noté abusivement 92 dB/W/m. Je dis bien "abusivement", car en aucun cas il ne s'agit de décibels par watt par mètre.

Ordre de grandeurs courantes pour 1W à 1m:

HI-FI faible rendement de 83 à 90 dB
HI-FI haut rendement de 90 à 93 dB
SONO courante de 93 à 95 dB
SONO haut rendement de 95 à 107 dB
Chambre de compression jusqu'à 110 dB

Ceci veut dire que, par exemple, entre une chaîne Hi-Fi à faible rendement et une sono haut rendement, on peut trouver un écart de 83 à 107, soit 24 dB.

Chaque variation de 3 dB correspondant à une puissance 2, 24 dB correspondent donc à 24/3=8 fois la puissance de 2, soit à un facteur de 28 = 256.

Il faudrait donc 256 watts à cette chaîne Hi-FI
pour égaler 1 watt de la sono.

Ceci permet d'expliquer comment on pouvait sonoriser d'énormes salles de cinéma avec 5 ou 10 W dans les années cinquante. Il suffisait d'utiliser des enceintes type "Voix du Théâtre" avec pavillon exponentiel et chambre de compression (9 m2 de surface frontale, volume de 2 à 3 mètres cube, 500 kg)

Ceci permet également d'expliquer à quel point les marchands de watts sont prêts à vous escroquer, vous, pauvre innocent lâché dans cette jungle de hyènes assoiffés de vos précieux dollars.

Pour le "même résultat acoustique", ils prétendent vous vendre 3000 W au lieu de 30 W et empochent un différentiel usurpé. C'est un peu comme s'ils vendaient des radiateurs électriques en guise d'ampli.

Puissance admissible par une enceinte:

Ceci n'a absolument rien à voir avec ses possibilité acoustiques mais indique uniquement la puissance d'ampli à ne pas dépasser, sous peine de destruction.

En général, les arnaques commerciales font que vos pauvres HP auront rendu leurs tripes bien avant le seuil indiqué.

Je signale à ce propos, qu'une enceinte de 8 ohms, dite de 100 W, est instantanément propulsée à 200 W par simple adjonction d'une résistance de 8 ohms entre ses bornes.

Ce critère de puissance admissible est donc uniquement lié à la robustesse d'une enceinte,
et à aucune autre qualité

La puissance "marchand de tapis":

La dernière arnaque a vu le jour chez les fournisseurs d'enceintes pour l'automobile.

Vous prenez une voie composée d'un "boomer", d'un médium et d'un "tweeter" résistant chacun à 30 W dans sa gamme de fréquences.
Vous installez deux voies stéréo dans la même boite.
Vous affichez alors sur la pub: enceinte stéréo de 360 watts.

En effet 30 +30 +30 +30 +30 +30 = 180 watts RMS = 360 watts musicaux, façon "marchand de tapis".

Cependant, au dessus de 30 watts réels, ça vous pète à la gueule.

Pour suivre, du sport en perspective:

Amplis et dynamique

Dynamique signal/bruit

Classiquement, la dynamique d'un ampli est indiquée comme étant l'écart (mesuré en décibels) entre le niveau maximum et le bruit de fond de l'ampli.

Vous avez compris immédiatement que la différence entre le maximum de tintouin et le bruit de fond est d'une signification musicale quasi nulle.

Dynamique impulsionnelle
(lire également ma page sur la dynamique sonore)

Contrairement aux idées primaires propagées par les incultes de service, une note "pure", composée d'une sinusoïde parfaite n'a aucune signification musicale. La théorie de l'information lui attribue d'ailleurs une valeur informative nulle.
La musique étant composée en réalité de phénomènes transitoires, la seule dynamique intéressante est la mesure de l'énergie disponible sur une impulsion.

Présence, portage à distance du son

Le langage usuel traduit une bonne dynamique impulsionnelle par des termes du genre:

Présence
Son qui porte
Respect des plans sonores.
Ampli "qui pousse" (Didier Puech)

C'est précisément cette qualité dynamique qui permet de se faire entendre sans jouer fort.
Chacun a eu au moins une fois la triste expérience de se sentir submergé par les autres instruments avec ses propres potards toujours à 10, et les autres qui gueulent: "tu joues trop fort": c'est ça le manque de dynamique.

Joules contre watts

En ce cas, le critère de mesure n'est plus la puissance en continu, exprimée en watts, mais l'énergie disponible instantanément, exprimée en joules, ce que se gardent bien de publier les constructeurs.

Importance de l'alimentation de l'ampli

Cette disponibilité énergétique dépend de deux facteurs essentiels:

  1. La possibilité du transfo d'alimentation de débiter une intensité suffisante
  2. Le stockage de l'énergie dans les condensateurs de filtrage.

D'où la règle: gros transfo et gros condensateurs d'alim

Contre-réaction

Afin de réduire la distorsion d'un ampli, un procédé ultra-archaïque, mais ultra-répandu, consiste à réinjecter à l'entrée une partie de la tension de sortie, mais en opposition de phase.

Si la conception est bien maîtrisée, toute différence entre signal d'entrée et de sortie est annulée par l'opposition de phase.

Malheureusement, les sautes impulsionnelles, indispensables à la signification musicale sont en partie atténuées.

Le langage usuel traduit ce phénomène sous les termes d'ampli "mou", "châtré", "sourd" etc.

Le procédé est répandu chez les constructeurs paresseux qui conçoivent des circuits mal foutus qu'il suffit de corriger par contre-réaction pour obtenir des mesures commercialement acceptables.

Tubes contre transistors

Effet Larsen réverbérant

Contrairement aux transistors, les tubes sont sensibles aux bruits ambiants. Leurs éléments internes (grille, anode, cathode) sont mis en vibration par le son émanant du HP et produisent un effet qui peut aller d'une réverbération agréable à un effet Larsen épouvantable.

Quand le phénomène est bien maîtrisé, il donne à un ampli à tube un son "chantant" qui fait toujours défaut aux amplis à transistor et qui simule une légère réverbération.

Suivant l'emploi précis que l'on réclame à un ampli, ce phénomène peut être considéré comme un avantage ou un défaut.

Haute impédance/haute tension/soft clipping

Le fait que les tubes travaillent à haute tension (plusieurs centaines de volts) et haute impédance leur donne un avantage sur les transistors (quelques dizaines de volts) du point de vue stockage de l'énergie.

Lors de pointes de besoins en puissance, les faibles tensions de fonctionnement des transistors sont facilement dépassées. Un ampli à transistors "s'écroulera" donc plus facilement que son équivalent à lampes dont les capacités de reproduction sonore ne disparaîtront que progressivement (soft clipping).

On en déduit, qu'à puissance égale, un ampli à tubes semblera plus puissant que son équivalent à transistors.

De façon concomitante, sa dynamique impulsionnelle sera meilleure.

Du point de vue pratique, on peut considérer grossièrement qu'il faut doubler la puissance en passant du tube au transistor pour une sensation équivalente.

NB: il est apparu que mes explications étaient nébuleuses, comme l'atteste l'échange de mails suivant:

Je cite,

Le 28 juil. 07 à 10:46, Philippe *** a écrit :

Bonjour Jean-Pierre,
Je relis à l'instant ta page mais je reste perplexe sur le point suivant :
Du point de vue pratique, on peut considérer grossièrement qu'il faut doubler la puissance en passant du tube au transistor pour une sensation équivalente.
Aurais-tu des informations complémentaires ou des sites qui me permettraient de comprendre cela d'un point de vue physique ? Autant j'ai étudié les transistors durant mes études, autant la lampe reste pour moi une grande inconnue (mais je me soigne !).

A ma connaissance, le phénomène est classiquement passé sous silence, car contraire à la politique de "communication" du commerce de masse.
Certaines revues ont jadis soulevé le problème des joules disponibles, par rapport aux watts.
Mais ce sont les annonceurs qui font vivre les revues et ... mourir les idées gênantes.

"L'industrie" ayant décidé que le transistor était "bon pour le commerce", il était bon pour tout le monde, comme le Coca, les OGM ou les pesticides.
Le même schéma, permettant de renouveler le cheptel, a été réédité avec le numérique, avec les mêmes protestations des oreilles entendantes.
Mais ici, il existe un avantage incontestable du numérique: la possibilité de duplication à l'identique.
"L'industrie" s'en mord même les doigts à présent.

L'explication "physique" (pour le couple transistor/lampe) est indiquée dans ma page:
Il s'agit de la réserve du puissance instantanée stockée dans l'alimentation des amplis à tubes.
Cette puissance leur permet de délivrer, mais dans un bref instant, une puissance nettement supérieure à leur puissance nominale, qui n'est que la puissance délivrable en régime continu.
En effet, l'excursion possible (dynamique réelle) avec une tension élevée (cas du tube) est plus importante qu'avec une tension faible (cas du transistor).
Evidemment, après un certain temps, l'alimentation est "vidée", et la puissance disponible revient provisoirement au niveau de la puissance nominale.
Mais l'attaque sonore puissante est passée, jusqu'à la suivante, où l'alim s'est rapidement rechargée.

En revanche, la faible tension d'alimentation des transistors ne permet, ni une importante excursion en voltage, ni le stockage d'une énergie instantanée importante.
L'ampli s'écroule donc immédiatement, dès que la puissance nominale est atteinte.

Un terme scientifico-publicitaire a même été créé: le "soft-clipping", pour indiquer les tentatives de "remèdes de bonnes femmes" appliqués au problème.
C'est avouer ingénument que les tubes ne connaissaient pas ce handicap.

On peut conclure que le handicap du transistor, par rapport au tube, n'est valable que pour les puissances élevées, et non pour les étages d'amplification en tentions. En effet, c'est au niveau préampli, que les transistors peuvent leurs meilleures performances.

Enfin, il faut comprendre qu'un ampli à tubes étant pratiquement immortel, les marchands du temple s'en trouvent fort maris.

Il apparaît donc, comme souvent, que je n'avais pas donné les bonnes explications.

Fin de citation.

 

En v'la du processeur en v'la!

Les coûts de plus en plus faibles des transistors, puis des circuits intégrés entraîne une fâcheuse manie. Le raisonnement est, en gros, le suivant:

J'investis peu en recherche et développement, mes ingénieurs conçoivent des merdes, mais comme les processeurs valent moins cher que la cervelle humaine, je corrige les erreurs par un circuit correcteur.

Le piège est tendu: une merde pour corriger une merde, et la pompe à merde commerciale est amorcée.

Dépannages/consommables/maintenance

Il ne faut pas oublier qu'un ampli (surtout pour un musicien) est fait pour ne par tomber en panne et, le cas échéant, pour être dépanné quasi instantanément: fusibles, tubes etc. sont à avoir sous la main.

Il faut également savoir qu'il faut envisager des "consommables" à remplacer périodiquement, comme le sont les cordes pour une guitare.

Pour un ampli à tubes:

  1. Les tubes
  2. Les condensateurs chimiques

Tant qu'il existe des tubes, un tel ampli est pratiquement utilisable à vie, les tranfos "morts" étant toujours re-bobinables.

Il n'en est pas de même des amplis à circuits intégrés dont la disponibilité dépend de la "mode" du moment.

Acheter, construire un ampli pour guitare:

Guitare électrique

  • Pour être plus précis, il s'agit de la guitare électrique avec micro électromagnétique. D'après la page "Différences entre instruments acoustiques, électriques, électroniques et amplifiés", il s'agit d'un instrument qui interagit avec l'ampli (effet Larsen) et qui ne fera qu'un avec lui.
    Elle peut avoir un caractère acoustique plus ou moins prononcé (guitares de jazz)
     
  • Les fréquences utiles à reproduire vont de 86 Hz (Mi grave) à 5000 Hz, harmoniques transmissibles au travers du micro.
     
  • La dynamique en est monstrueuse, incompatible avec des chaînes genre hi-fi.
     
  • Le choix du (ou des) HP sera le suivant:
    Fréquence de résonance inférieure ou égale à 80 Hz
    "Tweeter" inutile, voire nuisible, car entrant dans le spectre des "bruits"
    Puissance admissible supérieure à l'ampli
    Rendement > 95 dB à 1W à 1m
    Diamètre >= 12" (31 cm)
     
  • Ampli:
    Entrée niveau haute impédance
    A tubes, 6L6 de préférence
    Gros transfos, gros chimiques
    Redresseur: tubes de préférence aux diodes (GZ 32 ou GZ34), je ne vous dirai pas pourquoi, je le sais uniquement par expérience auditive.
    NB:récemment sommé par un furieux de m'expliquer sur ce point, je précise qu'il faut avoir réellement vécu à plusieurs reprises la substitution de diodes par des tubes, pour être persuadé de la réalité de l'amélioration. Vraisemblablement, l'explication est sera à rechercher dans la meilleure faculté d'excursion du domaine des tensions appliquées, dans le domaine des tubes.
    Puissance: 50 watts sont confortables, si la conception générale est bonne, pour une utilisation dans une salle genre petite salle de concert avec des partenaires cogneurs à vos côté.

  • Modèle de référence: le légendaire Fender Bassman, qui possédait à l'origine un push-pull de deux 5881 (équivalentes à nos 6L6) et une indispensable GZ34 en redressement. En effet, la substitution de la GZ34 par des diodes est un procédé de boutiquier qui empêche l'ampli de respirer.

Documentation consultable ----> ici

Guitare dite "électroacoustique"

  • Ce nom ne me plaît pas trop car elle n'est pas plus électroacoustique que la précédente, mais c'est l'usage de lui donner ce nom. Comme la précédente, il s'agit d'un instrument qui interagit avec l'ampli (effet Larsen) et qui ne fera qu'un avec l'ampli associé.
     
  • Les différences sont les suivantes:
    Le capteur est en général piézoélectrique, du type capacitif ou autre, mais jamais magnétique
    Ce capteur est sensible aux forces qui lui sont appliquées, et non à la célérité (vitesse de déplacement) des cordes.

    En conséquence le son est capté en un seul point, ce qui confère à l'instrument une sonorité à caractère "aigrelet".
    Elle est quasi-acoustique (certaines électriques le sont)
    La dynamique est plus réduite
    En revanche, les fréquences utiles à reproduire montent jusqu'à 10 000 Hz
    Niveau de sortie type basse impédance
     
  • Choix du ou des HP:
    Mêmes critères mais "tweeter" indispensable.
    C'est en général là que le bat blesse, car un "tweeter" de bonne qualité sonore et capable d'encaisser, est cher à l'achat.
     
  • Choix de L'ampli
    Niveau d'entrée adapté au capteur
    Equaliseur, car l'équilibre sonore "brut" n'est pas toujours acceptable
    Idéalement ampli à tubes, mais avec un transfo de sortie du type hi-fi, ceux qui sont vendus pour guitare n'étant pas faits pour "monter" à 10 000 Hz.
    Puissance >= 50 watts
    Il s'agit donc d'un ampli qui n'existe pas dans le commerce.
    Une alternative consisterait à brancher la guitare sur un préampli "spécial électroacoustique", sortir sur un ampli de puissance hi-fi à lampes, lui même branché sur une enceinte ad hoc.
     
  • A part le type de préampli, cette solution conviendrait bien également à une guitare électrique

Guitare électronique

  • Toujours d'après la page "Différences entre instruments acoustiques, électriques, électroniques et amplifiés", il s'agit d'un instrument sans "feedback" qui n'interagit pas ou peu avec l'ampli (effet Larsen).
     
  • Le modèle en est le type guitare pour hard rock où le Larsen est forcé par un préampli à très haut gain, le feedback agissant directement sur les cordes, et faiblement sur la table de la guitare.
     
  • A la limite, le son ne dépend plus que des cordes, du préampli et des micros.
     
  • Le choix des HP est alors illimité du côté des puissances à émettre.
     
  • L'ampli est indifférent, s'il est très puissant.
     
  • La dynamique est devenue nulle avec un niveau énorme en puissance.
     
  • L'instrument est devenu... le préampli.
     
  • Un autre type d'instrument est la guitare sans larsen pilotant des effets. Si le niveau sonore est plus acceptable, la dynamique reste nulle, la propriété quasi universelle des effets étant la compression de dynamique. Tout guitariste à fait l'expérience du merveilleux gadget dont on se gave pendant une semaine avant de chercher un gogo pour le racheter.

Hum, buzz, êtes vous à la masse?

Trois conseils:

Etes vous à la masse? Moi oui, comme vous vous en doutez.

A part les rares guitarreux utilisant des micros basse impédance ou des préamplis avec sortie directe sur console, nous sommes tous confrontés à tous les Hum, Buz et autres Rrron qui sortent sans prévenir
de nos chers haut-parleurs au moment précis où nous allions exécuter le solo du siècle.

Comme vous me semblez "tout mignons" avec vos bouts de bois, de plastoc, voire de slashlic mercerisé, je vais vous donner trois recettes et un ordre vous permettant de dompter les sauvages amplis pur sang.

1 - Cordes à la masse - recette connue

Le signal audio se transmet au travers de 2 fils: fil "chaud" et fil de masse.
Dans toute l'électronique guitaresque, tous les fils de masse aboutissent à un seul point situé sur châssis de l'ampli.
Un des rôles important des fils de masse est de servir de blindage contre les champs électriques (Bzzz) ou magnétiques (Brrr) variables.

Si les cordes (métalliques) sont reliées à la masse, le corps tout entier du musico fait partie du blindage, d'où réduction des bruits parasites.

Pour s'en assurer, employez un testeur, interrogez votre luthier préféré, ou bien constatez la réduction de bruit en posant simplement une main sur les cordes.

2 - Retournez une prise non retournable - recette lbop

Le brave courant 220 volts que vous utilisez est créé à partir d'une arrivée générale en 4 fils de "triphasé + neutre".
Entre chacune des 3 phases, 380 volts sont mesurés.
Entre chaque phase et le neutre, 220 volts.
Votre prise reçoit donc 3 fils: 1 phase, le neutre et la mise à la terre. Ceci fait que, malgré son apparence, votre prise de courant n'est pas symétrique et que le retournement phase/neutre possède une configuration optimale. (une bonne et une mauvaise, tas d'ignares)
Or, il se trouve que, si les prises sans terre (2 fiches) peuvent être retournées dans le socle, c'est impossible pour les prise avec terre (3 fiches). Si votre ampli ne possède pas d'inverseur incorporé, vous l'avez dans le ....

Ta daaaa... voici l'astuce du siècle, voire du millénaire, "genuine made in lbop".

Avant votre ampli, branchez sur le socle une multiprise avec terre en forme de T (dite prise triplite). Celle-ci étant symétrique, tout comme votre image dans le miroir, droite et gauche sont inversées.

Vous essayez successivement les deux côtés de la prise, en conservant uniquement le raccordement où le bruit est minimisé.

P.S.: les heureux possesseur de certains Fender ou autres zombies du même tonneau, peuvent essayer également le bouton magique noté "ground" en face arrière.

3 - Contrôlez les prises de terre

Il suffit de s'assurer que la prétendue prise de terre est au même potentiel que les objets supposés "inertes" que vous êtes susceptible de toucher, par exemple:

  • la terre stricto sensu,

  • un tuyau de chauffage, de plomberie

  • le micro vocal dans lequel vous allez iodler,

  • la basse de votre pote etc...
    (j'avais écrit: "l'instrument de ton pote bassiste", mais vous
    savez comme les réputations se font...)

Vous contrôlez donc la tension alternative existante entre la fiche mâle de cette 'tain de prise et, de préférence,  un tuyau, qui a toute les chances d'être naturellement raccordé à la terre, surtout s'il y a de la flotte dedans...

Cette tension doit être nulle.

Avec un testeur simplifié, genre stylo, la lampe ne doit pas s'allumer.


Si un doute subsiste: ne touchez aucun objet métallique autre que votre gratte, portez des tennis et ne serrez aucune paluche. Autrement, c'est vous que servirez de mise à la terre.

Un ordre: refusez de bouffer un poignée de châtaignes de 400 volts

Comme vous l'avez compris, l'électronique et les cordes de votre gratte amoureusement caressée sont raccordées à la masse de l'ampli. Un condensateur claqué et c'est 400 volts, voire plus, que vous caressez.

Pour éviter le séjour ad patres, les doigts façon merguez barbecue, je vous donne un ordre, pas un conseil:

       
ne raccordez jamais votre ampli sans mise à la terre (même si vous jouez avec un émetteur).

Jouez avec la terre, mais pas sous terre.

Merci papy lbop ...
 

Entretenez votre ampli à tubes

Conseils généraux

The Tube Amp Book de R. Aspen Pittman, prétendument document sur les amplis de guitares à lampes, mais en fait, "pub" pour les Groove Tubes, m'est retombé dans les mains, voire ... des mains.

Parmi un fatras de conneries inspirées par Mesa Boogie (encore de la pub déguisée) quelques remarques sur l'entretien des amplis sont à rappeler.

Evidemment, je ne parle pas des transistorisés qui sont, en général, des produits "jetables" comme peuvent l'être un stylo ou un rasoir etc., et même quelque fois avant de servir.

              -1-

Changez périodiquement les tubes de puissance (les 2 ou 4 gros tubes qui brûlent les pattes)
"Périodiquement" a ici exactement le même sens que le temps que met le fut du canon pour se refroidir,
d'après Fernand Reynaud: un certain temps..., ni plus, ni moins.

La vacherie est qu'il faut refaire la polarisation des tubes de puissance qui travaillent symétriquement
2 par 2 (push-pull, en français). Donc, ceux qui ne possèdent pas un oscillo et un générateur BF doivent passer par les fourches caudines d'un spécialiste, voire de lbop (niark).

                -2-

Changez simultanément le tube "driver" (le petit minus, juste à côté des gros)

        
       - 3 -

Tous les 5/10 ans, changez les condensateurs chimiques de filtrage.
C'est un bonne occasion de bouffer une bonne "poignée de châtaignes" pour les non initiés. C'est pareil, voyez le technico.

              - 4 -

Plus fastoche:
Nettoyez le châssis, les tubes, les socles des tubes, les potards avec un produit de nettoyage "spécial contacts", genre bombe "KF".
Les potards se traitent par injection pas les "troutrous" qui sont sur un des côtés.
Ce produit miracle sert également à nettoyer et préserver vos cordes, la touche du manche etc.
Il a même été dit qu'en cuisine provençale légèrement douteuse ...

Dans les conseils prodigués sur mon maagnnifffique site, j'avais oublié "la poussière" venimeuse. En effet, cette saloperie, non contente d'être dégueu, est bêtement et électrostatiquement chargée et perturbatrice.
Nettoyez donc le châssis et les tubes. Mais, attention à la "poignée de châtaignes" pour ceux qui n'auront pas
 - débranché la prise
 - déchargé les condensateurs à l'aide d'un tourne vis.

Maintenant, si la passion de la lecture des schéma d'amplis vous dévore, faites comme moi, achetez le bouquin The Tube Amp Book de R. Aspen Pittman.
Plus on est de fous...

 


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En pratique


 

Puissance électrique de sortie d'un ampli:

Le seul critère à prendre en compte est la puissance quadratique moyenne, exprimée en watts. En langage "technologico-vendeur" on se doit de parler de puissance RMS (Root Mean Square, pour avoir l'air dans le coup, mais c'est kif-kif).

Si un vendeur vous parle de puissance musicale, répondez que vous êtes encore vierge (bien que ça m'étonnerait), habitez chez vos parents, ne mangez pas de ce pain là et êtes prêt(e) à appeler la police s'il continue à vous harceler de ses propos malhonnêtes.

Décibels et intensité sonore:

Chaque variation de 3 dB correspond à peu près à un facteur 2 en puissance acoustique.

(Ne pas confondre avec les rapports entre deux tentions (voltages), exprimables également en décibels: en ce cas, 6dB correspondraient à un facteur 2 en tension)

Puissance d'une enceinte:

Pour noyer le poisson (vous), on parle de la "puissance" d'une enceinte ou d'un haut-parleur, alors qu'on devrait dire "puissance admissible".

En effet, il s'agit de la puissance maximale que l'ampli peut lui délivrer avant le décès définitif desdits haut-parleurs.

Ce critère est uniquement lié à la robustesse d'une enceinte et à aucune autre qualité, et surtout pas à la puissance acoustique réellement délivrée.

Dynamique impulsionnelle

Contrairement aux idées primaires propagées par les incultes de service, une note "pure", composée d'une sinusoïde parfaite n'a aucune signification musicale. La théorie de l'information lui attribue même une valeur informative nulle. La musique étant composée en réalité de phénomènes transitoires, la seule dynamique intéressante est la mesure de l'énergie disponible sur une impulsion.

C'est précisément cette qualité dynamique qui permet de se faire entendre sans jouer fort. Chacun a eu au moins une fois la triste expérience de se sentir submergé par les autres instruments avec les potards toujours à 10, et les autres qui gueulent: "tu joues trop fort": c'est ça le manque de dynamique.

Cette disponibilité énergétique dépend de deux facteurs essentiels:

  1. La possibilité du transfo d'alimentation de débiter une intensité suffisante
  2. Le stockage de l'énergie dans les condensateurs de filtrage.

D'où la règle: gros transfo et gros condensateurs d'alim

En revanche, du côté haut-parleur, la dynamique est assez proportionnelle au rendement.

Les faceurs à privilégier sont alors:

  1. le rendement (ou efficacité) du HP, efficacité généralement indiquée en dB/Watt à 1mètre,
  2. intimement lié à au facteur d'accélération (quand, exceptionnellement, il est indiqué).
  3. et au dimensionnement de l'aimant (précisément, au flux d'induction balayé par la bobine).

Mais, comme les constructeur cachent soigneusement ces paramètres au public, vous vous orienterez vers:

  1. le haut rendement, parfois indiqué,
  2. les gros aimants, ou les plus massifs

D'où la règle: gros aimants

Effet Larsen réverbérant

Quand le phénomène est bien maîtrisé, il donne à un ampli à tube un son "chantant" qui fait toujours défaut aux amplis à transistor et qui simule une légère réverbération.

Haute impédance/haute tension/"soft clipping"

Du point de vue pratique, on peut considérer grossièrement qu'il faut doubler la puissance en passant du tube au transistor pour une sensation équivalente.

Un ordre

Ne raccordez jamais votre ampli sans prise de terre,
(même si vous jouez avec un émetteur)

Acheter, construire un ampli

Lisez donc la partie théorique, fainéants!

Ou bien lisez ce qui concerne le légendaire Fender Bassman: ----> ici.


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Poil à gratter - Itching powder

 

Exemple de l'ampli "Charlie":

En son temps, la société Music Industries, avec la collaboration de mon ami Marcel Dadi, a essayé de promouvoir une ampli dénommé "Charlie", d'après le prénom d'un de ses collaborateurs.

Il s'agissait d'un ampli "combo" à transistors, stupidement qualifié d'amplificateur en bois massif (sic), délivrant théoriquement une puissance de 80 Watts RMS à un magnifique haut-parleur RCF de 38 cm, malheureusement accolé à deux "tweeters" poussifs ... mais agressifs.

Les 80 Watts RMS réels étaient (comme d'hab) vendus pour 100 "watts marchand de tapis".

48 kg, quand-même.

Ci-joints en pdf, la brochure commerciale et le schéma électrique.

Un modèle plus modeste et moins lourd (pudiquement appelé Chalie Junior") lui a succédé, sans véritable succès.

Pourquoi le "Charlie" n'est pas un mauvais ampli ?
En tant qu'ami et voisin du regretté Marcel Dadi, j'ai eu l'occasion d'acheter un des premiers "Charlie" construit par Music Industrie.

Cet ampli, sortie d'une idée de Marcel, était sensé lui rapporter une fortune, associé avec les guitares "Ovation" dont il était alors l'importateur exclusif.

Beau mais cher, il faisait bonne figure dans mon salon.

Si mes souvenirs sont bons, plusieurs entrées étaient disponibles en fonction du type de guitare raccordée et un équaliseur permettait quelques fantaisies. Une réverb honnête complétait le lot.

Une superbe 38 cm RCF était propulsé par une puissance de sortie confortable, aidé, il me semble de deux "tweeters". Il s'agit là de la version musclée, un modèle plus modeste ayant été également mis sur le marché.

Etant donné le rendement exceptionnel du RCF (presque 100 dB à 1W 1m), sa fréquence de résonance de 53 Hz et sa tenue en puissance, l'ampli devait tenir tête à des "amplis-combos" deux ou trois fois plus puissants.

Pourquoi le "Charlie" n'est pas un bon ampli ?

"Jusqu'ici tout va bien", comme dit, en passant devant chaque étage, le mec qui s'est jeté par la fenêtre.

L'horreur est survenue lors d'une répète en compagnie d'un piano et d'une batterie "méchante". Le pauvre "Charlie" était devenu tout petit, avec des "tweeters" très ... tweetants.

Cherchez l'erreur:

Mon ami Yves Cochet (pas le député, l'autre, le génie de la reproduction sonore) qui travaillait alors comme consultant chez Music Industrie me déclara en substance lors d'une visite chez le constructeur:
"Ces cons ont pondu un ampli de puissance à transistor merdique qu'ils mettent à toutes les sauces dans leurs productions. Je l'ai déjà dit au patron, mais business is business. En plus leurs "tweeters" sont à chier"

Je ne garantis pas le mot à mot, mais (y compris les grossièretés) c'est à peu près ça.

Voilà comment, à partir d'un bon préampli et d'un haut-parleur de haute qualité, on passe à côté d'un chef d’œuvre et comment quelqu'un a racheté au prix du neuf un "Charlie" réformé par mes soins pour services insuffisants.

J'ai eu, par la suite, l'occasion de construire une enceinte pour guitare avec un frère du même 38 cm et une chambre de compression RCF et je peux vous dire qu'aucun pianiste ou batteur fou n'avait la loi quand je me branchais sur un 30 watts à lampe.

Un conseil pour les amoureux du "Charlie": changez les "tweeters" et ne jouez jamais avec des batteurs fous, genre drummer barbu du Muppets Show.

L'erreur est juste:

On ne peut pas plaire à tout le monde. Un agité du bulbe m'a adressé le poulet suivant, je cite, fautes d'orthographe et de syntaxe comprises:

Le cite:

De :        grosnul@free.fr
Objet :
Date : 1 novembre 2006 19:31:41 HNEC
À :      lbop@jpbourgeois.org 

J'ai rarement lu en aussi peux de temps ôtant de bêtises !
Ce sont des point de vu subjectifs et n'ont rien avoir avec la vérité des appareils de mesure.
Hi Fi veux dire haute fidélité et non torture sonore artificielle.

Fin de citation.

Encore une bonne occasion de rire, merci grosnul!


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Mise à jour, par Jean-Pierre "lbop" Bourgeois, Ingénieur-conseil ©
 

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