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Mise à la masse ou à la terre: mystère et boule de gomme!

Raccordement d'effets en cascade

 

 

 

Théorie - Theory

  Pour le béotien, tout processeur électronique (guitare, ampli, préampli, module d'effet, etc.) peut être considéré comme une "boite noire" présentant une entrée et une sortie.

Ce qui se passe dans la "boite noire" fait partie du domaine de "l'électronicien", crétin boutonneux, généralement à la solde d'une multinationale cupide, elle-même valet des vieillards qui pilotent les fonds de pensions américains. (oui, je sais, le trait est forcé, par malice, ... mais à peine)

Oublions donc ce qui se passe dans la "boite noire", qui n'est pas souvent bien joli-joli, en raison du crétinisme (du cynisme?) du boutonneux.

En revanche, "le musicien", admirable spécimen de la race humaine, constate que les "boites noire" sont généralement reliées par des fils coaxiaux à deux brins (un brin dit "chaud" et un entourage, dit "de blindage"), ou liaisons bifilaires coaxiales, et munis de deux jacks aux extrémités.

Ce doux poète constate également que les "boites noires" tirent vraisemblablement leur nom:

  • de leur contenant souvent réduit à une boi-boite, souvent dénommée châssis, par le boutonneux de service,
  • de leur contenu (le processeur), généralement peu ragoûtant.

Le "machin" ressemble à ce qui suit:

 


En pratique - Practical

  Tout irait bien, tant qu'aucune résistance parasite (souvent autant invisible qu'indésirable) ne vient perturber la machine infernale.
 

Pour minimiser l'ennemi (la résistance parasite) les mises à la masse et à la terre doivent être réalisées avec des fils de fort diamètre (de préférence en cuivre) et des soudures (plus précisément, des brasures) bien franches.

En effet les forces électromagnétiques parasites induites inexorablement par l'hostile environnement extérieur ne peuvent plus s'annuler dans le circuit où une telle résistance se manifesterait. Un tel circuit est fréquemment appelé "boucle de masse", dans le jargon technico-musical de banlieu.

Un terme mieux adapté serait "défaut de masse", et est souvent du au défaut d'un fil blindage d'un coaxial qui sert souvent de mise à la masse auxiliaire.

Autrement dit, une mise à la masse n'est pas forcément une mise à la terre.
Une mise à la masse est relative à un seul élément, alors que la mise à la terre est universelle (si correctement effectuée).

 CQFD.

raccordement de plusieurs effets en cascade

1 Une masse pour chacun, une seule terre pour tous

Au cas, relativement fréquent, où un effet serait dépourvu de prise triplite (à trois conducteurs), il est indispensable de lui créer un point de masse relié à son châssis et au point de masse d'un jack (entrée et/ou sortie).

Pour ce qui concerne la guitare elle-même, les cordes doivent être considéré comme un châssis et doivent être reliées au point de masse du (ou des) jack(s) de sortie. Avec celui de l'ampli, ce point particulier est traité à la page "ampli"

Guitare, modules d'ampli, préampli, effets, etc ... , dans tous les cas, il est recommandé de relier chaque point de masse partiel  à UN SEUL point de masse général, lui-même relié à la terre en un UN SEUL point.

Toutes les éventuelles "boucles de masse" se trouvent alors court-circuitées en ce point unique et sont donc ... totalement annulées en ce point de masse devenu commun.

Comme c'est également le point de masse de l'ampli, celui-ci est devenue insensible aux "boucles de masse" les plus virulentes.

CQFD.

Quand c 'est possible, le plus simple est d'utiliser UNE SEULE prise multiple qui alimente LE TOUT au travers d'UNE SEULE prise secteur raccordée à UN SEUL POINT de terre.

Si chaque appareil est normalement conçu, il est alors correctement mis à la terre, sans "boucle de masse" parasite.

Le "fin du fin" consisterait à ce que TOUTE l'installation électrique proche soit elle même raccordée au même point de terre unique, mais le choix en est rarement donné au musicien.

Mais tout adaptateur "sans terre" reste un danger public, car le guitariste est relié à tous les éléments (actifs ou non) par le fil de blindage.

Tout va bien si ce fil est intact, il sert de mise à la terre secondaire.

Mais si ce fil est accidentellement rompu au mauvais endroit, le guitariste n'est plus relié à la terre et c'est lui qui sert d'éventuel retour à la terre, généralement par ses pieds ou sa main (ou autre élément d'anatomie plus ou moins avouable). 

Barbecue "à la Cloclo" en prévision.

En particulier, il serait judicieux que tous les membres électrifiés d'un même orchestre soient raccordés au même point de terre, afin que les électrifiés ne se transforment pas en électrocutés au moindre shake-hand.

Mais, comme dit le poète, "c'est vous qui voyez"!

2 Un ordre de raccordement judicieux:

Il est stupide, par exemple, de baisser le niveau d'aigus aux potards d'une guitare, pour le relever ensuite au préampli. Tous les buzzs du monde accourraient immédiatement.

Hormis ce cas évident, chaque module d'effet possède un mode de réglage et un ordre de privilégié dans la chaîne de raccordement, qui correspond à son fonctionnement optimal.

En cas de doute, faites des essais, permutez, et faites jouer tous les réglages de chaque effet, pour ne retenir que l'ordre de concaténation le mieux adapté.

3 Une position optimale dans l'espace :

Caque module (guitare, modules d'effet, ampli, préampli, ... jusqu'aux HP) possède généralement son transfo d'alimentation autonome et, éventuellement, des self-inductions internes (dits bobinages).

Tous ses éléments communiquent entre entre eux par le phénomène magnétique dit "d'induction mutuelle".

Il faut donc veiller à ce que:

  • Ils ne soient pas trop rapprochés
  • Leurs bobinages proches soient disposés perpendiculairement l'un à l'autre, soit, pour une bobine donnée, 2 orientations possibles pour les plus proches.

Il faut donc pouvoir bouger ces éléments, l'un par rapport à l'autre, voire les faire pivoter, afin de minimiser les "hums" produits par l'ensemble, environnement compris.

 

 


Poil à gratter - Itching powder

  Tout ça pour en arriver aux brrr, hummms, bzzs, qui tourmentent le pauvre musicien électrique, qui ne comprend pas que la merveille technologique, tant vantée par la PUB, confirmée par le vendeur si con-pétant, et payée une fortune à icelui, se met à crachoter des borborygmes, dès sa sortie du magasin.

N'oublie jamais, noble musicien, que, vieillards des fonds de pensions, firmes Fendson et Giber, techniciens boutonneux, "créatifs" (sic) des boites de pub et vendeurs de matos pourraches, sont de mèche pour te faire cracher Dollars ($), Francs (F), et autres Zorros (€).

Il paraît même qu'ils en vivraient.

Mais, pour ma part, sauf subvention éhontée d'un éventuel constructeur (qu'il soit bénit d'avance), je n'utilise que mes doigts, une guitare et un ampli.

 

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Mise à jour, par Jean-Pierre "lbop" Bourgeois, ingénieur conseil ©