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Différences entre instruments acoustiques, électriques, électroniques et amplifiés,

et notion de guitare électrique

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(Voir également l'organologie énergétique de la guitare électrique)




Théorie - Theory: typologie des instruments de musique, vue sous trois angles:

  • Typologie stricte de production du son
  • Typologie des constructeurs
  • Typologie des divers intervenants

NB: il s'agit ici d'une tentative de classification (parfois peu rigoureuse, mais instructive) des instruments de musique, distincte de la classique organologie dans la mesure où elle tient également compte de leurs parcours social, du fabricant à l'auditeur.

 

I - Instruments acoustiques

Typologie:

  • Dont le son est produit mécaniquement et transmis à l'auditeur sans intervention électroacoustique, par voie acoustique (aérienne).

  • Exemples : la voix humaine, les instruments classiques ou traditionnels, etc.

  • Chaque instrument possède une identité physique clairement identifiable liée à une identité acoustique correspondant aux sons qu'il peut produire dans un environnement et avec un interprète déterminés.

Construction:

  • Mis à part le corps humain, l'instrument est traditionnellement conçu et souvent réglé par un luthier, personnage solitaire et mystérieux, qui perpétue lui-même une tradition, mêlée de ses propres apports, parfois conscients, mais parfois inconscients. De nos jours, la "machine commerciale" tend à se substituer à lui, avec ses apports, cette fois parfaitement conscients, mais rarement bénéfiques. 

Intervenants:

  • Une fois construit et réglé, l'instrument est, en général, soumis à la volonté d'un seul intervenant, le musicien (ou le chanteur) qui en joue (voire, "le touche", comme le dit souvent la tradition).

II - Instruments électriques

Typologie:

  • Dont le son est produit mécaniquement et transmis à l'auditeur par une chaîne électroacoustique dédiée. 
  • Dans le mesure où la volonté de départ est généralement d'approcher - souvent maladroitement - les résultats d'un instrument acoustique, il s'agit donc d'une génération sonore analogique (ou approchant), avec tous ses défauts, mais aussi ses qualités.
  • Exemples : la guitare dite "électrique", la guitare improprement dite "électroacoustique", l'orgue Hammond, le piano Fender Rhodes.
  • Ici, l'identité physique demande à être précisée.
    En effet, le son produit dépend, non seulement de la nature de la chaîne dédiée, mais également du retour (feed-back) qu'elle induit sur la partie mécanique de l'instrument.
    L'exemple le plus connu est l'effet « Larsen » dont usent et abusent les Hard Rockers.
    Ont doit donc considérer l'instrument physique comme constitué par l'ensemble de la chaîne mécanique et électroacoustique.
    Ainsi une guitare dite électrique ne constitue pas un instrument, sans « l'ampli » à laquelle elle est raccordée, voire, sans la salle d'écoute.
    Elle devient l'instrument
    "guitare-ampli-salle d'écoute".
    En ce sens, les sempiternelles quêtes de la guitare ou de l'ampli de rêve, sont illusoires. Il n'existe que de bons ou mauvais mariages.

Construction: 

  • Hormis certaines productions, le luthier est constitué ... d'une ou plusieurs équipes.

Intervenants:

  • Une fois choisi, ainsi que l'environnement, l'instrument "guitare-ampli" reste soumis à la compétence d'un seul intervenant, le musicien.

III - Instruments électroniques

Typologie:

  • Instruments dont le son est intégralement produit électroniquement.

  • Exemples : les synthétiseurs, les guitares "midi", les guitares réellement numériques (Les Paul HD 6X-pro ou équivalents Fender)

    Les premiers instruments aux générateurs analogiques pouvaient être facilement identifiés par une réalisation monobloc de type orgue (et identifiés acoustiquement par leur pauvreté sonore)

    Avec l'apparition des systèmes numériques, l'instrument est constitué d'un puzzle reliant des systèmes multiples et perpétuellement évolutifs et le son, à présent d'origine totalement digitalisée, y gagne en facilités ce qu'il perd en humanité.

    De plus, les circuits intégrés ont pris le pas sur les techniques analogiques, transformant les éléments constitutifs en produits jetables, puisqu'irréparables.

  • La richesse sonore apparente y gagne, mais l'identité de l'instrument se dilue.

    L'art du musicien est de plus en plus accaparé par l'assemblage de matériels dont la technicité lui échappe en grande partie.

    En outre, il est tenté d'utiliser des sons préfabriqués et des assemblages téléguidés par un marché condamné à une croissance effrénée.

    Dans bien des cas, l'écoute publique n'est pas un but, le casque régnant presque sans partage.

  • Un correspondant avisé, mais ici anonyme, précise même:

Plus que le synthé, c'est l'arrivée du "preset" qui a condamné la créativité. Des machines très puissantes mais rudes à appréhender étaient livrées avec des "sons d'usine" dont tout le monde s'est contenté. Du coup, par exemple, un DX7 Yamaha est reconnu pour "UNE SEULE" sonorité: celle d'usine.

Construction: 

  • Plus question de luthier ou d'équipe, l'industrie à pris le dessus et fait croire au musicien qu'il est le deus ex machina de la chose, alors qu'il n'est qu'un "assembleur-consommateur de gadgets".

Intervenants:

  • Encore plus fort, des logiciels du type "arrangeur" lui font miroiter l'illusion de sa propre "créativité", en "enjolivant" des sons, par lui précédemment inconnus, mais parfaitement inintéressants pour un auditeur autre que le malheureux acheteur captif.

  • A qui profite finalement un tel instrument, au musicien ou au marché ?
    En tout cas, pas à la musique.

IV - Instruments amplifiés

Typologie:

  • Instruments relayés par un système électroacoustique indépendant

  • Exemples : instruments relayés par une "sono", instruments enregistrés ou radiodiffusés. 

  • L'identité de l'instrument se perd entre l'instrument générateur, le système de prise de son le système de transmission et le système d'écoute de l'auditeur final.
    A chaque niveau, un soi-disant "spécialiste" intervient pour prétendument "améliorer" le son.
    Rares sont les occurrences où un malentendant (doux euphémisme) ne se glisse pas dans la procession.

Construction:

  • Luthiers, équipes, industries, architectes, tous se mêlent de l'affaire, compétents et cons-pétants.

Intervenants: 

Qui joue d'un tel instrument, le musicien, le preneur de son, le télé-diffuseur, la maison de disque, le remixeur, ou l'auditeur bidouillant sa chaîne "FiFi" merdeuse ?

Même la musique classique en pâti, souvent relayée par une sonorisation intempestive.


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En pratique - Facts

 

La seule musique jouissive est produite par des instruments acoustiques ou électriques, écoutés en direct.

Quand c'est irréalisable pratiquement, faute de grives, on mange des merles, ... mais on surveille la cuisson.

Je signale à ce propos (à quel propos ?) que "EMI Makes the Cook" ne signifie pas "EMI fait la cuisine", mais "EMI se tape la cuisinière", voire ... le cuisinier.

"La cuisson" est évidemment ici la métaphore du sort réservé à la musique par les trafiquants en tout genre, du preneur (voleur) de son au constructeurs de produits électroacoustiques débiles.

Cependant, les guitares se déclinent en plusieurs catégories, en allant du bon, passant par les minables, jusqu'aux détestables (en oubliant, par commodité, les anecdotiques "slide" ou hawaïennes):

1 - La guitare acoustique (classique ou non), qui reste hors de mon propos, en raison de ma relative incompétence.

2 - La guitare maladroitement dite "électroacoustique" (sic), généralement munie d'un capteur piézoélectrique sensible aux accélérations (donc aux forces exercées sur la guitare par les cordes), instrument "singeant" maladroitement une guitare acoustique et condamné, à mon avis, à une éternelle ... fadaise.
Comment pourrait-elle effectivement reproduire un son acoustique existant, en captant une force (ou une accélération) en UN SEUL point d'une guitare?
Elle reste donc hors de mon propos pour
sa médiocrité.

On peut cependant, comme le fait Apex, songer à associer "piezzo" et micro classique, profitant ainsi de deux sonorités qui deviennent complémentaires, avec richesse associée à attaque sonore. Mais le dosage en reste délicat.

3 - La guitare dite "électrique", instrument indissociablement lié:

  • à sa lutherie (au sens habituel),

  • à ses micros (et circuits accessoires embarqués),

  • à son ampli dédié,

  • mais également à l'acoustique de la salle environnante par l'intermédiaire du feed back,

Contrairement à la guitare dite "électroacoustique", une telle guitare n'a pas été conçue pour "singer" une acoustique, mais au départ, pour permettre à un guitariste de jazz de ne pas être perdu dans le volume sonore des autres instruments de l'orchestre.

Ce n'est pas non plus un instrument amplifié, dans le sens où:

  • il n'existe aucune sonorité propre à amplifier, le son produit n'étant au départ qu'une force électromotrice, une sorte "d'idée de son", engendrée par la vitesse de déplacement d'une corde, finalement mise sous forme sonore par une chaîne et un artefact final dénommé haut-parleur.

  • l'instrumentiste joue (jouit? se joue?) du couple guitare-ampli, voire du trio guitare/ampli/environnement acoustique, qu'il est sensé maîtriser.

C'est, à mon sens, au moins pour la deuxième moitié du 20ème siècle, l'instrument roi de la musique populaire.

Enfin, dans sa conception et son organologie, on ne peut séparer la lutherie classique de celle des micros.

4 - En variante, la "guitare électrique morte", les pédales d'effet et "l'ampli aphone":

La voie a été ouverte par les "solid bodies", pourtant excellents pour les modèles originaux, mais corrompus au fil des ans.

La manque de rigueur du marché ayant contaminé les ex-seigneurs Gibson et Fender, ces deniers ont fini par s'aligner sur PRS en ne concevant plus que des "guitares mortes", généralement "solid body", voire pire, à caisse.

Par la même occasion, l'ampli dédié est châtré, privé de dynamique, dopé en Watts nominaux bien cotonneux, pour compenser hypocritement les Watts oubliés, réellement utiles à l'oreille.

Plus question du couple guitare-ampli, rendu ringard dès sa conception, il faut vous vendre des objets mort-nés, mes chéris, et que vous en soyez ravis, en plus.

Tout comme le sport professionnel, qui se nourri sur les "produits dérivés", la guitare électrique actuelle est condamnée à se nourrir de "pédales d'effets", pour lui insuffler un semblant de vie.

Le procédé commercial n'est pas nouveaux, mais usé jusqu'à la corde:

  • pour les appareils photo ou les imprimantes, le vrai profit est attendu des accessoires ou des consommables dédiés, encres et papiers spéciaux,

  • encore mieux, pour Microsoft, qui arrive même à faire croire que Windows serait gratuitement installé, et indispensable au PC

  • plus généralement, pour les jetables de tous poils qui nous envahissent.

Ici la pédale d'effet, jetable par excellence, fera office de leurre passant pour indispensable et bon marché.
Mais vous aurez, en prime, déjà cassé votre tirelire, totalement investie en "guitares et amplis morts".
Coup triple, bénéfices triples, tout va bien dans le meilleur des mondes.

5 - La guitare électronique:

Mais tout "industriel bien conformé" doit tirer le maximum de pèse du gogo.
Vous l'avez reconnu, c'est celui qui passe avec succès, du parapluie télescopique, au yaourt avec bifidus, en passant par la guitare de masse, au gré des diamètres des parachutes dorés qui lui sont concédés.

Le cher homme (le susdit "industriel bien conformé") ne se laisse pas abattre. Il invente (ou fait inventer par ses esclaves) la guitare "midi", bien plus chère, mais rétive à jouer assez vite, ainsi que les modélisations d'ampli, sensées être capables de singer telle ou telle marque d'ampli ou de guitare, vendus à pris d'or. La guitare électronique est enfin née.
Coup quintuple, rotation quintuple du matériel accessoire devenu jetable, bénéfices quintuples, mais coup bas: le gogo entend tout seul que le désastre sonore est organisé avec ses dollars, francs suisses, et autres z'euros.

Le cher homme (toujours notre génie du business) joue alors son va-tout: la guitare numérique, la HP6X-Pro (sic) de Gibson, ou son équivalent, chez Fender.

Le joyeux drille en chef, Henry Juszkiewicz, PDG de Gibson, déclare même (je cite SVM Mac de septembre 2007):

"Son microphone est fondamental. il a été conçu dans l'idée de capturer tout ce que joue le guitariste. Il a un meilleur ratio signal/bruit et une meilleure dynamique (92 dB au lieu de 50 dB au maximum pour les micros classiques). Dans la musique pop, on ne fait pas attention à cela, parce qu'on a tendance à compresser ou a déformer le son. /.../ Notre nouveau micro est 100% plat: nous sommes assurés qu'il capturait le son acoustique naturel, l'essence même de l'instrument"

Autrement dit, "notre micro est 100% fidèle à un son qui n'existe pas, avec une dynamique jamais utilisée en musique pop, ni restituable avec les amplis mollassons du commerce actuel".

Merci Monsieur Henry Juszkiewicz, ne vous étonnez pas si, (je vous cite encore): "Le premier qui l'a utilisé très récemment en studio est Bob Thornton, batteur à l'origine et aussi auteur de chansons"

Un batteur-auteur-de-chansons?
Vous n'avez même pas UN guitariste qui l'aurait jouée, même moyennant léger encouragement pécuniaire Gibsonesque?

Votre silence est un aveu, Monsieur Henry Juszkiewicz.

(je passe à mon tour sous silence les autres arguments éculés du joyeux, pour ne pas vous lasser de son outrecuidance)


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Poil à gratter - Itching powder

 
  • La première guitare électrique réellement produite en série fut, fin 1936, l'ES-150 de Gibson (dite modèle Charlie Christian).
    Ni Gibson, ni Fender, ni les autres n'ont réussi à faire aussi bien par la suite. 

  • Le regretté Marcel Dadi me confiait un jour qu'il souhaitait se débarrasser du négoce des synthés, les merveilles techno-illogiques invendues de l'année devenant obsolètes (donc invendables) l'année suivante.

  • Arthur Schnabel, outre la réputation d'être un des plus grands pianistes du 20ème siècle, avait également celle de poser un revolver sur son piano avant chaque séance d'enregistrement, arme destinée à tirer sur tout ingénieur du son qui aurait l'audace d'ajouter un second micro.

    Il avait vécu l'expérience désastreuse d'un enregistrement « mixé » à l'aide de deux micros.
     

  • Sachez enfin que le "direct live", qui fait bander les jeunes gogos, n'existe plus, confisqué par des sonos omniprésentes et pilotées par des sourds, les preneurs (les voleurs ?) de son.
  • Mais rassurez vous (sic), bientôt plus personne ne supportera un instrument de musique non enchaîné, non abruti par le commerce "idiot-visuel".
    L'instrument, le musicien, "l'auditeur sachant auditer", et la musique seront tous morts.


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Mise à jour, par Jean-Pierre "lbop" Bourgeois, Ingénieur-conseil ©
 

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