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Ne dites pas "je vais au docteur" (sic).

Mais dites ... "je vais ... ?"




Théorie - Theory

 
Vous connaissez déjà le jeu du "ne dites pas ..., mais dites ...".

Par exemple: ne dites pas "je vais au docteur", mais dite "je vais ... ???"

Mais, où donc allez-vous ?

A vous de jouer.

La bonne réponse est => ici


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En pratique - Facts


Les franchouillardises:

  • Par pitié, évitez le ridicule "raffiné" (pour "choisi avec élégance"), car seuls le pétrole ou le sucre méritent d'être raffinés.
  • Quel que soit leur handicap, les infirmes non plus ne méritent d'être traités de "personnes zandicapées" (sic), le "h" du mot "handicapé" étant aspiré, comme pour "le handicap".
  • Mes oreilles sensibles frémissent également quand j’entends parler de "verrine", néologisme propre aux gens qui se prétendent "raffinés" (sic), alors que les termes de "verres" ou "ramequins" existent depuis des lustres. Laissons donc les "verrines" aux personnes soi-disant "raffinées" (les rustres, en langage usuel).
  • Sans parler du: "positionnement" qui fleurit sur le terrain des trop simples "placement" ou "localisation",
    ni de l'adjectif "
    conséquent" qui singe maladroitement "considérable", voire de l'étrange "être stationné" (sic):
    • "Positionnement", formé à partir de "position" ? OK!
      Et pourquoi pas "positionnementation" ?
    • "Conséquent" ?
      OK!
      Mais conséquent à quoi, grand Dieu ??
      Sans antécédent, pas de conséquence et pas non plus de "
      conséquent".
      Dites plutôt "important".
    • Je suis stupide ?
      OK!
      J'avoue.
      Mais "
      je suis stationné" ???
      Nul ne peut me stationner.
    • "Solutionner": je ne peux m'y résoudre.
  • Même Johnny Hallyday, pourtant peu suspect d'anglicisation forcenée, sait de bonne science que le "Joe" de "Hey Joe" se prononce "é djo", contrairement aux feuilletons télévisés américains, prétendument "adaptés en français", qui s'échinent à évoquer un incertain "Joé", parfaitement inconnu au bataillon des vivants putatifs.
  • Bernard Bouillon, un correspondant sachant ce que "causer" veut dire, me rappelle la menace fatidique "tu finiras entre quatre planches" (principe du cercueil à étanchéité douteuse, sans fond ni couvercle).
  • Enfin nous resterons muets sur les fameux "quatre coins de l'hexagone", qui nous laissent évidemment sans voix.
  • En post-scriptum, me revient à l'esprit la rengaine du "problème" passe-partout, qui ne "solutionne" (sic) rien:
    • "décédé d'un problème cardiaque", pour "décédé d'un accident cardiaque",
    • "souffre d'un problème de vue", pour "quasiment aveugle",
    • "j'ai un problème d'alcool", pour "je suis carrément alcoolique",
    • "problème de dépouillage", pour "fraude électorale à la Copé",
    • "problème de sondage", pour "dramatique perte de popularité"
    • etc ... tous euphémismes de confort.

Parlez-vous "glandfrais" ?

Seriez-vous journaliste, par hasard ?

Il existe le "franglais", intrusion souvent inutile de l'anglais dans le français, ainsi que son cousin germain (sic) le "frenglish".
Pour ma part, j'y ajouterai le "glandfrais", mauvais anglais, fautivement amalgamé au français.

  • Ne dites donc pas "le ministre en charge de...", mais dites "le ministre chargé de...".
    En effet "
    en charge de" est un anglicisme mal digéré, issu de "in charge of".
    En français de France, une batterie peut éventuellement être "en charge", mais certainement pas un ministre.
  • En importation directe de l'anglophonie, on trouve trop souvent l'affreux verbe "générer", issu de "to generate", et porté aux nues par les apprentis "technologues" autodidactes, tous fiers d’exhiber des mots inutiles. Faut-il rappeler qu'à part le simple "produire", il existe une centaine d'équivalents qui ne demandent qu'à être employés sans contorsion.
  • Egalement visée par le ignares, la "technologie" elle-même (au sens propre "étude des techniques"), souvent ravalée au rang de technique élaborée ("de pointe", ajoutent les pécores).
    En effet, dans l'exemple édifiant du célèbre "coup de pied au cul", on peut distinguer:
    • la technique du coup de pied au cul: science particulière de la bonne administration de la punition,
    • et la technologie du coup de pied au cul: étude générales des différentes techniques possibles d'administration de la chose.
      Capito ?
  • Rappelons-nous également qu'un "tennis man" est en réalité un "tennis player" (un joueur de tennis), qu'un "blues man" n'est qu'un "blues player" ou "blues singer" (joueur ou chanteur de blues), ... etc.
  • Dans la série journalistique de pacotille, nous n'oublierons pas le célèbre "sweatshirt" (littéralement, chemise ou vêtement pour transpirer), atrocement prononcé "sweetshirt" (chemise ... douce ?).
  • Ces mêmes arnaqueurs traduisent "goal average" par une stupide "différence de buts", alors que la stricte signification en est "moyenne de buts".
  • Mais ce qui flétri sinistrement mes oreilles, c'est la prétention, bien "tendance" (sic), à faire croire qu'un "auditeur pourrait podcaster une émission".
    Grossièreté à double détente, car "podcaster" voudrait originellement signifier:
    • émettre (et non recevoir),
    • à destination d'un iPod (publicité intempestive pour Apple).

Les caprices de la météo:

Il est de bon dans les médias (sic), de confier la lecture du bulletin météo - peaufiné par des spécialistes - à des mannequins béotiens tout juste capables d'ânonner une dépêchè ... et, malheureusement, de l'interpréter à leur néfaste guise.

Ce qui nous vaut l'enfilage prévisible de perles erronées, mais également des déclarations surprenantes de médiocrité, sous diverses rubriques:

  • la température: comme chacun le sait (ou le devrait), la température est le résultat d'une mesure effectuée à l'aide d'un thermomètre, instrument de mesure, en principe exempt d'état d'âme.
    Le résultat de la mesure ne devrait concerner que la température le l'air, le terme de "
    température à l’abri" n'étant qu'un pléonasme pour "température".
    En effet l'hypothétique "
    température au soleil" ne peut exister, car tributaire (entre autres)
    • de l'ensoleillement local,
    • de la couleur du thermomètre,
    • du vent,
    • ... etc.

      Parmi les avatars nosocologiques, on peut trouver:
      • "température chaude" pour "température élevée".
        En effet, il ne viendrait à personne l'idée de parler d'une "
        chaleur chaude" ou d'une "chaleur froide". Singeant la loi, "dura temperatus, sed temperatus" (latin de gargote, même pas "de cuisine"), "la température est rude, mais c'est la température", ni chaude ni froide, simple résultat d'une impartiale mesure.
      • la température est "de saison", pour la température est "conforme à la saison", atrocité fautive sous deux aspects:
        • grammaticale: "de saison" n'est en aucun cas un adjectif,
        • sémantique: la température mesurée ne peut qu'être un résultat de la saison où la mesure est effectuée.
      • "la température ressentie", faux ami hautement subjectif, tributaire:
        • de la température proprement dite,
        • de l'ensoleillement et du vent locaux,
        • mais surtout de l'humeur et des vêtements du locuteur.
  • le vent: sa vitesse est souvent sujet à la prétention pseudo-scientifique qui voudrait la mesurer en "kilomètre par heure", au lieu du simple (mais populaire) "kilomètre à l'heure" (souvent verbalement abrégé en "kilomètre heure", ou du réellement scientifique "mètre par seconde".
  • la pluie:
    • au grand dam des jardiniers et autres cultivateurs, et aux dépends de Dame Nature et de la cohérence des prévisions entre deux jours consécutifs, aux dires des pécores, jamais il ne pleuvrait la nuit.
    • Et si le jour se lève, on s'obstine à mesurer la quantité de pluie éventuellement déversée en ampoulés "litres d'eau par mètre carré" au lieu de "hauteur d'eau".
      NB: on peut faire remarquer qu'il est relativement rare de posséder un pluviomètre de un mètre carré, accompagné d'une écope de un litre.
      Rien n'y fait, "
      5 centimètres d'eau" étant beaucoup moins impressionnants que "50 litres d'eau au mètre carré", pourtant théoriquement équivalents.

Déjà, jadis, le pseudo-météorologue Alain Gillot-Pétré nous abreuvait de ridicules:

  • "températures mitigées" (probablement par le célèbre mitigeur de températures, appareil breveté SGDG ?),
  • ou de "températures monocolores" (pourquoi pas unichromes ?),

    mais ses successeurs ne mollissent pas.

Ah que, est-ce que vous singez Johnny ?

Bon!

Vous êtes journaliste, mais vous ne savez pas bien "causer la France".`

En plus de cette tare, vous aimez Johnny Haliday, et surtout sa marionnette des "Guignols de l'info", qui annone les "ah que" à tout bout de champ.

Comme tout baraguineur journalistique moyen, vous ne connaissez pas la forme interrogative et vous "interviouvez" communément ainsi:

"ah que, est-ce vous ne pensez pas que..."

Il serait pourtant bien plus simple de dire: "ne pensez-vous pas que ...".

Mais vous croyez que seuls les "bac+10" en sont capables.

Etes-vous complètement toqué ?

Bon!

Vous êtes journaliste, mais vous refusez le langage "glandfrais".

Ne croyez pas vous en tirer si facilement, car vous êtes trop souvent toqués!

  • En effet, qui vous permet de dire que "la loi à été retoquée par le conseil constitutionnel" (sic) ?
    Rejetée, repoussée, refusée, amendée, censurée, ... soit.
    Mais retoquée s'appliquerait à une porte qui serait frappée une seconde fois (re-toquée), mais au grand jamais à un projet de loi.
    Conclusion: ce sont les journalistes qui sont toqués.
  • Commentant le célèbre "matcheu nul au Parqueu des Princes" entre France et Italie, on se demande comment les mêmes arrivent à différencier bleus, tricolores, et transalpins, alors que chaque équipe, en principe, est à la fois bleue, tricolore et réciproquement transalpine.
  • J'éviterai de trop insister sur le tragique cas de ce pauvre Thierry Roland (le ciel - ou l'enfer - ait son âme), qui à soigneusement mélangé "tirs au but" et "penaltys" dans tous ses commentaires sportifs. En cinquante ans de nocive activité, personne n'a réussi à lui faire entendre que "penalty" signifiait "pénalité", alors qu'un "tir au but" n'a rien d'une quelconque pénalité.
    NB: c'est le même qui a perpétué la fameuse inénarrable phrase "la balle est sortie en sortie de but".
  • Dans la série sportive, on peut également s'amuser du candide aphorisme: Frank Ribéri "évolue" (sic) au sein du du Bayern Munich!
    Donc Ribéri serait capable d'évoluer ?
    Décidément, on ne sait plus à quel "sein" se vouer.
  • Le foot n'est pas le seul massacré du PAF, le rugby est aussi piétiné avec les horribles "testeu matchs".
  • Lourdingue, le pauvre "patio" (\pa.tjo\), prétentieusement prononcé "passio" (\pa.sjo\), alors qu'il est (voir le Wikidictionnaire) "un mot espagnol (donc écrit phonétiquement), lui-même d'origine obscure et controversée, soit de l'occitan pâtu (terrain vague, pâture), peut-être du latin pactum (pacte, accord) ou directement du latin patere (être ouvert, être découvert, être patent)".
  • Quand à la "gageure", mal prononcée "gajeure", elle devrait faire entendre le son "le son gajure".
    L'orthographe rectifié de 1990 l'écrit même "
    gageüre", pour lever l'ambiguïté.
    Cette particularité accidentelle vient des faits que:
    • le mot est dérivé du verbe "gager"
    • ET que le mot "gagure" (sic) serait ... un véritable gag.
  • Plus subtil, les soi-disant beaux-parleurs nous abreuvent de "telle sorte que", singeant "sorte que", alors que "de telle sorte que" signifie "à tel point que".
  • Je ferais enfin l'impasse sur les pléonasmes inconscients (mais désolants), tels que:
    • "au jour d'aujourd'hui", deux fois redondant,
    • "la dangerosité", complication inutile du simple "danger", stupidement promu en "danger dangereux"(sic).
    • "la dangerosité potentielle", un danger étant lui-même une menace, un risque devient donc une "potentialité potentielle"(sic).
    Puis-je enfin me gausser de ces "imbéciles heureux qui sont nés quelque part (d'après Brassens)", qui croient que l'originalité de leur accent consiste à farcir de "eu" tous les mots de la langue, principalement ceux d'où le "e" muet est absent.
    Ainsi, on entend fréquemment, même chez les gens soi-disant cultivés:
    • "peuneu", pour "pneu",
    • "Agueudeu", pour la pauvre ville d'"Agde",
      Par charité, je ne nommerai pas la région contaminée, mais tout le monde a deviné la province, lâchement dénoncée par la ville évoquée.
    • etc.

  • Sous peine de ne pas briller dans les réunions de ploucs ou les dîners de cons:

 
  • ne dites plus vulcanologue, mais volanologue,
  • ne dite plus cancérigène, mais cancérogène,
  • ne dites plus produire, mais générer,
  • ne dites plus être chargé de, mais être en charge de,
  • ne roulez plus jamais en cart, mais en carting,
  • ne soyez plus joueur de tennis, mais tennisman,
  • refusez de doter votre demeure d'un antique patio [patjo], mais optez pour un si moderne patio [pasjo].
  • refuser tous les les antiques procédé et processus, pour un process, américanisme réellement digne d'un jeune cadre dynamique.


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Poil à gratter - Itching powder

  Mes félicitations, vous allez bien chez le médecin et non pas "chez le docteur", encore moins "au docteur".

Cependant, malgré cette page en forme de gag, j'attire votre attention sur le pouvoir exorbitant des journalistes, qui consiste à faire dévier les langues vers un sabir décadent, en profitant de leur statut (par trop protégé) de medium sacré (con-sacré) de l'information.

N'ont-ils pas eu l'impudence de faire admettre dans la trop permissive réforme de 1990, que "média" était le singulier de "médias" (avec accents), ... alors que "media" est en réalité le pluriel de "medium" (sans accent).

De même, pour leur malhonnête facilité d'expression, il serait devenu possible (ou non)  d'écrire ou dire: "une centaine d'abrutis sont journalistes".

Pour ma part, j'aurais préféré que la règle de l'accord ne reste pas indécise et soumise au caprice de l'utilisateur, et que "la centaine d'abrutis reste journaliste".
Il s'agit en effet de "LA centaine" , qui "reste journaliste".

"Reste journaliste", n'est ici qu'une périphrase mal justifiée.
En effet, il s'agit le plus souvent d'un simple "
malhabile lecteur de dépêches, bâclées par un rédacteur indigent", les deux prétentieux pompeusement auto-qualifiés de "journalistes".

Cependant, chez nous, le fin du fin de leurs agissements consiste à massacrer simultanément français, anglais (et accessoirement, espagnol et latin) pour en faire, pire que le franglais ou le frenglish , un horrible "glandfrais" (contraction de "england-français", néologisme que je revendique avec fierté et sérénité).

Mais de quoi j'me mêle après tout ?


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Mise à jour, par Jean-Pierre "lbop" Bourgeois, Ingénieur-conseil ©
 

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