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9 - Effets du rapprochement ou éloignement des cordes et du micro.

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Rappels

 

  • D'après la théorie de la fenêtre de lecture, pour une note pure de fréquence f, si f0 est la fréquence de la note à vide, E l'élongation maximale de la note pure considérée, on a:

y = E sin(2∏ xf/Lf0) (la longueur d'onde étant alors l = 2Lf0/f)

En fonction du temps t, l'élongation E(t)est elle-même une fonction sinusoïdale:

E = a sin(2∏ ft + φ)

Au total, on a, avec l'amplitude a et la phase φ de la note (voir la page concernant la corde théorique):

 y = a sin(2π ft + φ) sin(2π xf/Lf0)  

On en déduit la vitesse v à l'abscisse x:

 v = 2π fa cos(2π ft +φ) sin(2π xf/Lf0)

e = (Φ0/ß) v

  • ß est la distance corde/micro, au repos

  • Φ0 est le flux traversant la surface S , corde au repos

  • v = dy/dt est la vitesse de la corde au temps t

Dans le cas particulier d'une corde vibrante, chaque élément de corde dx intercepte sa contribution dΦ0(x) au flux total, et engendre la f.e.m. de, telle que:

de = (v/ß) dΦ0(x)

et

e = ∫ (v/ß) dΦ0 (somme de x=d-X à x=d+X  , avec ∫ , symbole d'intégration mathématique)

  •  Finalement:

Dans tous les cas de variation possibles de Φ0(x) dans la fenêtre de lecture, la force électromotrice totale induite dans le micro reste inversement proportionnelle à l'éloignement ß corde-micro au repos (donc proportionnel au rapprochement 1/ß).

 

 


En pratique

 

Le fait bien connu que la sensibilité du micro augmente avec le rapprochement des cordes est donc théoriquement confirmé, comme on doit l'attendre de toute théorie réaliste.

Elle pourrait même tendre vers l'infini si la distance ß tend vers 0, mais évidemment, les cordes seraient alors immobilisés par le micro, sur lequel elles se trouveraient alors collées.

En pratique, il faut éviter que les cordes puissent toucher le micro et ainsi créer des bruits intempestifs.

La règle pratique est donc de descendre les cordes au maximum compatible avec l'attaque des cordes impulsée par le musicien.

Elle n'est donc limitée que par la "vigueur" de son jeu. 

 

 


Poil à gratter: quid du sustain?

 

Vous: "Mais, Monsieur le cuistre, "tout le monde" sait que les cordes trop basses sont freinées par les aimants, et que le sacro-saint sustain en pâti".

Moi: oui. "Tout le monde", le dit. Et même, tout récemment, un conférencier (dont je tairai charitablement le nom) l'a malencontreusement affirmé lors d'une réunion au Musée des musiques populaires de Montluçon.

"Tout le monde" le dit, cetes, mais personne ne l'a réellement vérifié expérimentalement

En effet, d'où viendrait cette miraculeuse perte de sustain? Mécaniquement parlant, il faudrait une perte d'énergie, genre "frottement" (proportionnel à une vitesse de déplacement) et dissipateur de chaleur.

Comme les lois de l'électromagnétisme sont parfaitement réversibles, elles ne donnent lieu à aucun phènoméne de type "frottement".

On ne peut chercher un tel phénomène non réversible que dans une dissipation thermique du genre:

  1. "effet joule" dans les circuits électriques,

  2. "effet joule" dans le cicuit magnétique fixe et/ou les capots, dus aux "courants de Foucault" induits,

  3. "perte par hystérésis" dans les cordes.

Mais:

  1. en raison de la forte impédance des circuits (internes ou externes au micro) par rapport à la faible f.e.m. induite, les courants produits (donc les pertes par effet joule) sont négligeables,

  2. les éventuels "courants de Foucault" induits dans le circuit magnétique fixe auraient du mal à former boucles dans des éléments linéaires et de toute façon dotés d'une résistance quasi nulle. Il faudrait plutôt chercher du coté des éléments se présentant sous forme de plaques, plus propices au développement de courants internes
    On ne pourrait donc soupçonner
    aucune
    perte possible, sauf dans les éventuels capots métalliques ou platines de support des micros).
    Dans cette hypothèse, de tels courants se traduiraient par la présence d'une résistance virtuelle en parallèle avec la bobine, au travers de laquelle se produiraient les pertes.

  3. Quand aux pertes par hystérésis dans les cordes, crées par des variations d'induction magnétique insignifiantes, elles seraient également insignifiantes.

Enfin, the last but not the least, j'aurais plutôt tendance à percevoir une augmentation du sustain subjectif, consécutivement au rapprochement des cordes du micro.

A la fois pour des raisons d'expériences subjectives et en fonction d'arguments théoriques, tant qu'une série de mesures bien conduite ne m'aura pas persuadé du contraire, je crois fermement que:

Pourvu qu'elles ne le touchent pas, aucun rapprochement des cordes du micro ne peut freiner perceptiblement leur mouvement et ainsi diminuer le sustain apparent.

Tout au plus pourrait-on admettre qu'un rapprochement par attraction magnétique serait faiblement (imperceptiblement d'après mon expérience) susceptible:

  • d'augmenter la tension des cordes,

  • voire, de créer une éventuelle distorsion par brisure de la symétrie de leur mouvement,

  • mais en aucun cas de sensiblement les freiner.

Resterait une éventuelle hypothèse de perte par "courants de Foucault" développés dans les capots ou platines métalliques de support des micros.
(A vérifier expérimentalement)

Aux yeux de la populace scribouillarde et moutonnière, je suis coupable de blasphème et menacé de lapidation sur la plage du Pays des Lanternes de Panurge.

Que les physiciens expérimentateurs me jettent la première pierre, ... s'il y arrivent.

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Mise à jour, par Jean-Pierre "lbop" Bourgeois, Ingénieur-conseil ©
 

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