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Guitare électrique, lutherie et transitoires:

proposition d'un protocole de mesures

  • Théorie (pour les teigneux, vicieux et matheux)
    Theory (for the nasty, curious and vicious)

  1. Choix d'un ébranlement étalon
  2. Choix des mesures supposées significatives

Théorie - Theory

 

Il s'agit pour l'instant d'une ébauche de page, une collection d'idées qui s'organiseront peut-être autour d'une notion nouvelle.

I - Choix d'un ébranlement étalon de la guitare:

  • Du point de vue organologie, nous distinguerons arbitrairement la notion de "lutherie au sens classique" d'une "solid body" de la notion de "structure purement mécanique de la lutherie", cette dernière négligeant totalement les émissions aériennes par rayonnement acoustique. On peut supposer en effet que la notion même de "solid body" permet cet artifice, naturel ou artificiel (ce qui restera à discuter ultérieurement).

  • Le point de départ intuitif est la constatation empirique (réelle ou imaginaire) que la sonorité d'une "solid body" resterait en grande partie indépendante de l'électronique sensée lui donner finalement vie. En particulier, il semble possible d'en juger la qualité espérée, uniquement en la testant sans ampli. Comme si sa sonorité finale était en partie génétiquement déterminée par la "structure purement mécanique de sa lutherie", comme si cette structure purement mécanique dictait sa loi.

    L'habitude des expériences sur les changements d'électronique embarquée confirme bien cette intuition: une grande guitare reste une grande guitare et une mauvaise guitare reste mauvaise, au travers des avatars de leur électronique.

  • Le troisième point de vue consiste à se borner strictement à la "solid body", dont la "lutherie" au sens classique n'est a priori pas trop compliquée par l'absence de surfaces émissives rayonnantes, bien que la notion de sonorité génétiquement liée à la seule structure mécanique semble paradoxalement s'y révéler, en dehors de toute notion d'acoustique aérienne.

  • La complexité des mouvements vibratoires d'une guitare me semble trop importante pour permettre une étude théorique ou expérimentale significative, même dans le cas simplifié d'une "solid body".

    L'étude précédemment aboutie de la sonorité propre au micro, réalisée en partie grâce au choix du chevalet comme point de référence, m'incite à une simplification analogue pour caractériser la "
    structure purement mécanique de la lutherie d'une solid body".

    En conséquence,
    nous bornerons arbitrairement l'étude de la lutherie "utile" d'une "solid body" aux mouvements du chevalet.

    Comme dans le cas des cordes, l'étude réalisée restera liée à la guitare seule, indépendamment des points de frettages.

  • Mais si les mouvements "utiles" des cordes se sont révélés dans le domaine du spectre harmonique permanent (théoriquement temporellement infini), intuitivement, il me semble que nous devrions ici aborder l'aspect sonore transitoire.

    Quoi de plus riche en ce domaine que l'aspect percussif d'une simple "fonction (ou distribution) de Dirac" appliquée au chevalet, en pratique, de simples chocs étalons appliqués au chevalet ?

    En effet, on peut considérer que la fonction de Dirac, concrétisée par un choc, est:
    - facilement reproductible si l'énergie du choc est conservée,
    - et qu'elle possède à elle seule toutes les caractéristiques du phénomène transitoire associé uniformément à l'ensemble des fréquences.

Quitte à étendre plus tard le domaine d'exploration de la "structure purement mécanique de la lutherie d'une solid body", je propose une première étude basée sur des chocs étalons portés sur le chevalet

 II - Choix des mesures à réaliser sur la réponse d'une "solid body":

  • En théorie, les mesures à réaliser pour l'analyse de la réponse de la guitare à un choc étalon devraient s'étendre à l'ensemble de la-dite guitare et des cordes, en oubliant tout rayonnement acoustique, totalement nul pour la "solid body" idéale.

    Mais nous nous retrouverions cependant submergés dans un phénomène bien trop complexe pour être interprété.

    Nous allons donc tenter de simplifier l'analyse en réduisant au maximum les points de mesure, quitte à éventuellement justifier a posteriori la simplification par la pertinence des conclusions obtenues.

    Mais il ne faudra pas oublier le point de suspension de la guitare, qui pourrait très naturellement être le point d'amarrage supérieur de la courroie (guitar strap).

  • Le succès précédemment obtenu dans l'étude des micros par le choix d'une origine située sur le chevalet, incite à choisir un point de mesure de la réponse précisément situé au point de choc (désigné par C), sur le chevalet.

  • Et la structure usuelle de la guitare suggère de choisir un second point de mesure (désigné par S) vers la tête, plus précisément sur le sillet, par réciprocité au chevalet.

  • Le troisième point remarquable pourrait être le centre de gravité de la guitare (désigné par G).
  • Enfin, les mouvements des cordes elles-mêmes ne peuvent être oubliées.

Je propose donc de mesurer quatre paramètres:

  1. Le mouvement des cordes, quantifiable par un, voire plusieurs micro électromagnétiques,

  2. Les accélérations du chevalet, perceptibles , par exemple, par un micro "contact",

  3. Les accélérations du sillet, confiées à un second micro "contact",

  4. Les accélérations du centre de gravité, confiées à un troisième micro "contact".

(Guitare suspendue au point d'ancrage supérieur du "guitar strap", et ébranlée par des chocs portés sur le chevalet)

A suivre ...

 

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En pratique - Facts

 

 

Il s'agit pour l'instant d'hypothèses intuitives du musicien, une sorte de "réflexion à voix haute" couchée par écrit.

Les mesures sont assez faciles à réaliser, mais le juge final ne se prononcera que si une interprétation pratique en ressort.

Dans ce but, on pourrait utilement comparer les mesures faites sur une guitare réputée (genre Strato des année 50 ou 60) avec celles qui seraient menées sur une copie bon marché récente, mais "cosmétiquement" proche.

De plus, il semble souhaitable, pour une prise en main aisée de l'instrument, que le point d'attache haut (désigné par P) se situe à la verticale du centre de gravité G de la guitare, comme sur le schéma suivant:

En effet, dans une telle configuration, la guitare reste équilibrée dans les bras du guitariste en conservant naturellement l'inclinaison dictée par la verticale PG. On remarquera que G se trouve assez voisin l'axe de la guitare (dans la mesure où elle serait symétrique).

Quand aux points S et C, ils désignent respectivement les intersections de l'axe de la guitare avec le sillet et le chevalet.

On devra s'attacher aux corrélations éventuellement décelée entre les qualités (ou défauts) de la guitare, avec les résultats des mesures effectués.

NB: On remarquera que le musicien expérimenté est déjà averti de l'importance de la masse totale et de celle de la tête, donc du comportement des points G et S.

 

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Poil à gratter - Itching powder

 

Jusqu'à présent, les études menées sur le comportement acoustique de la guitare électrique se sont enlisées dans le dédale des paramètres définissant la guitare réelle.

Vous avez compris que je cherche à définir une guitare et un protocole de mesures suffisamment simples, pour permettre une interprétation (peut-être simpliste ?) du comportement acoustique d'une guitare électrique.

Peut-être d'autres points de mesure seront-ils à envisager, comme par exemple un ou plusieurs points du cordier ?

Soit cette page s'étoffera, soit elle disparaîtra.

Qui virvra verra.

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Mise à jour, par Jean-Pierre "lbop" Bourgeois, Ingénieur-conseil ©
 

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