|
7 -
Tentatives de modélisation du couple corde-micro
Promouvoir
cette page sur Google →
|
|
En pratique (pour tous)
|
|
NB: en raison de l'absence de symbole correspondant sur mon éditeur, un vecteur est désigné par une barre supérieure. Ainsi, le vecteur induction magnétique B est désigné par B. I - Première proposition, purement intuitive, mais ... très risquée: En première approximation, le champ magnétique moteur engendré en un point par les aimants ne dépendrait que de la distance d qui sépare ce point du chevalet. Pour contourner la difficulté de description de l'action de la corde sur le flux prévu par les lois de Faraday et Lentz, je propose de considérer 'un élément de corde dl animé de la vitesse v pourrait créer une f.e.m. élémentaire de, telle que: de =| v^(dl ^ B(d)) | (où ^ = produit vectoriel) Cette proposition logique donne , de plus, une formule homogène du point de vue des unités. Il resterait à modéliser une répartition vraisemblable de B(d) et à vérifier la cohérence du résultat théorique obtenu avec ce qui est réellement perçu par l'oreille. Malheureusement, les hypothèses restent trop risquées, voire simplettes. II - Deuxième proposition, plus fondée. II 1 - Hypothèses "naturelles"
Sans restriction sur les résultats finaux, nous pouvons en conséquence supposer d'abord que tout se passe dans un seul plan, le plan de la corde au repos et perpendiculaire à la table de la guitare et dit "plan axial". Dans ces conditions, les hypothèses sont les suivantes 1 En un point, pour de petits déplacements autour de sa position d'équilibre, et en première approximation, la corde baigne dans un champ magnétique moteur B(d) ne dépendant que de la distance d avec le chevalet. 2 Le mouvement de la corde est supposé limité au même plan, et la vitesse v de déplacement d'un point de corde est perpendiculaire à la corde. 3 On peut supposer que l'aimantation en ce point de la corde (composée d'un matériau ferromagnétique supposé homogène et isotrope) ne se produit que transversalement (en raison de la forme cylindrique de la corde), et qu'elle s'annule si le champ devient parallèle à l'axe de la corde. 4 Un élément de corde dl est constitué d'une "tranche" orientée, d'épaisseur dl, de diamètre D, tranche susceptible de porter des charges magnétiques (fictives) situées quasi ponctuellement et diamétralement opposées. II 2 - Hypothèses "osées" 1 L'aimantation I induite est proportionnelle à la composante tangentielle Bt du champ, par rapport au plan de la tranche. 2 Elle correspond à des masses magnétiques m et -m, réparties aux extrémités d'une section (en rouge sur le schéma) d'épaisseur e et alignée sur I. II 3 - Développement du raisonnement On est ramené au cas simple d'un aimant rectiligne, long et relativement plat, dont l'épaisseur e est souhaitée s'éliminer dans la suite des calculs (à vérifier). Cette "section" (en rouge) de "tranche" de corde élémentaire peut être assimilée à un doublet magnétique qui produirait un champ magnétique perturbateur variable élémentaire, dont l'intégration le long de la corde représente le champ dont la variation du flux va induire la f.e.m. induite dans les bobinages du micro.
L'aimantation I du dipôle dépend de B(d) , et de la susceptibilité magnétique du matériau utilisé. Et le champ perturbateur élémentaire est facile à évaluer en fonction de v, en considérant qu'il agit à grande distance, par rapport au diamètre D de la corde, et par rapport aux faibles déplacements supposés de la corde. Dans cette évaluation, les
pièces polaires ou aimants permanents traversant le
bobinage sont ignorés. Restera à réaliser l'intégration en fonction de d, et à l'interpréter. III - Troisième hypothèse, plus pratique, et fondée sur l'analyse dimensionnelle. Devant la difficulté d'expliciter les modélisations évoquées ci-dessus, j'ai songé à utiliser une méthode éprouvée dans différents domaines scientifiques tels que la mécanique des fluides, ou un coefficient, difficile à évaluer théoriquement, est inspiré par la seule analyse dimensionnelle, et confirmé par ses utilisations pratiques. Sachant que la vitesse de variation élémentaire du flux d'induction dΦ créé par un élément dx de la corde et parcourant le système des bobines actives d'un micro doit, selon toute vraisemblance, être proportionnel:
Alors, si µ0 est la perméabilité du vide, la loi de Lenz, impose alors que la f.e.m. de , engendrée dans le circuit du micro par l'élément de corde dx, soit de la forme: de = -(dΦ/dt)dx = -g(x)(µ/µ0)B(x)v(x).dx de = -h(x)v(x)dx (±, en fonction des conventions utilisées) où h(x) = g(x)(µ/µ0)B(x)
IV Quatrième proposition, fondée sur la fertile notion de réluctance: En raison des difficultés de solution mathématique des autres propositions, la bonne idée est venue de la notion de réluctance, qui permet:
|
||||
|
Dans l'étude menée, on suppose acquis que la force électromotrice e produite dans un micro par un élément de corde dx est telle que: de = -k(x)v(x)dx où k(x) est un coefficient (de dimension weber/mètre carré, soit celle d'une induction) que je baptise: "coefficient linéique d'influence ponctuel" de la corde sur le micro au point considéré, ou simplement "coefficient d'influence" de la corde. Le challenge est de caractériser les différences de sonorités obtenues, par exemple, dans des cas bien différenciés, tels que:
, mais également d'étendre une telle étude au cas exceptionnel du micro "Charlie Christian" où l'action du champ magnétique s'étend pratiquement à l'ensemble de la corde entre touche et chevalet. De plus, il faudra aborder, au travers de cette optique, l'évolution sonore liée au déplacement d'un micro.
|
|
Pour ma part, je préfère
privilégier les études basées sur mon expérience
d'écoute, par rapport aux études uniquement théoriques
menée par des non-musiciens, inapplicables à la réalité
sonore, qui s'avère ... bien têtue. |
|
![]()
Avez-vous aimé ce site ? Désirez-vous le recommander à un ami ?
|
Mise à jour, par Jean-Pierre
"lbop" Bourgeois, Ingénieur-conseil ©
|
|