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La réluctance d'un circuit magnétique, et relation fondamentale vitesse-force électromotrice

Sous-titre: Ah, dur, dur!

Pages théoriques associées:

Introduction
Principe de la réluctance variable - relation vitesse-fem (cette page)
Fenêtre de lecture - équation fondamentale du micro
Coefficient d'influence ponctuelle d'une corde - sa mesure
4 positions particulières d'un micro
Circuits résonants - internes et externes
Autres hypothèses sur la modélisation corde/micro
Distance corde-micro et sustain

Influence du point de pincement de la corde
Conclusions-prospective

(Voir également les autres pages sur les micros)

    1. Généralités
    2. Cas d'un micro
    3. Petits mouvements de la corde
    4. Relation fondamentale du couple corde-micro, ou relation vitesse-fem

Théorie - Theory

 

1. Généralités sur la réluctance d'un circuit magnétique:

  • Considérons un circuit magnétique qui traverse un circuit électrique de N spires de courant I. Dans le circuit magnétique, la circulation de l'excitation magnétique Ha due à l'aimantation (dérivant d'un potentiel uniforme) est nulle. donc la circulation de l'excitation H le long d'une courbe γ se résume à celle de l'excitation Hc liée aux courants du circuit électrique.

γ Hdl = ∫γ Hcdl

  • Si la courbe traverse le circuit, d'après le théorème d'Ampère:

γ Hdl = ∫γ Hcdl = NI

  • Si la courbe γ est une ligne du champ , alors on peut écrire:

γ Hdl = ∫γ Hdl=NI

  • Enfin, pour une section droite S du circuit (tube de champ), assez faible par rapport à la longueur du même circuit pour que le champ magnétique B puisse être considéré comme constant, alors le flux Φ de B (conservatif) s'écrit, tout au long du circuit de perméabilité magnétique µ:

Φ = BS = µHS

Alors, tout au long du circuit magnétique, on a:

NI = γ Hdl = γ Φdl/µS = R Φ

R = γ dl/µS , caractéristique de l'ensemble du circuit magnétique, est dite réluctance du circuit

2. Dans le cas d'un micro électromagnétique pour guitare, le circuit magnétique est constitué des aimants et pièces polaires, en série avec l'entrefer micro/corde et la corde de diamètre D, pour se refermer, d'un pôle Nord vers un pôle Sud.

De plus ce circuit magnétique traverse un circuit électrique: une bobine de N spires, de self L et parcourue par un courant I.

Si on considère un tube de champ de section S, partant du pôle Sud des aimants et traversant:

  1. le circuit aimants/pièces polaires, de perméabilité µ1, de longueur l
  2. l'entrefer aimants/corde, de longueur ß et perméabilité µ0 (celle du vide),
  3. une corde de perméabilité magnétique µ,
  4. l'entrefer de retour vers le pôle Sud, de perméabilité µ0,

alors la réluctance totale est la somme:

  1. de la réluctance du système aimanté: l1S
  2. de la réluctance du premier entrefer: ß0S
  3. de la réluctance de la corde: DS
  4. du retour aérien au pole Sud, où S tend vers l'infini, et donc la réluctance, vers 0

Soit R = l1S + ß0S + DS = 1/S(l1 + ß0 + D), avec µ0<<µ1 et µ0<<µ

D'où R = NI/Φ ß0S

En raison de la faible perméabilité magnétique de l'air,

la réluctance globale ne dépend sensiblement que de celle de l'entrefer aérien entre micro et corde.

Soit:

ΦSNIµ0/ß

, en remarquant que la surface S alors considérée:
s'appuie sur la corde,
et possède la longueur attribuée à la fenêtre de lecture.

3. Petits mouvements de la corde:

D'après la loi de Lenz et la définition de la self induction L, il apparaît une f.e.m. induite U(t) aux bornes de la bobine, telle que (si d représente le symbole de la différentielle d'une fonction):

U = - d(LI)/dt = -dΦ /dt

soit

U = -LdI/dt - IdL/dt

En application du théorème d'Ampère:

RΦ = RLI = NI soit RL =constante

Dans le cas de petits mouvements y(t) autour de la position ß au repos, alors:

  • ß devient ß-y
  • la réluctance R0 = NI/Φ ß0S devient R = R0 (1-y/ß)
  • le courant I0 devient I = I0 + i , avec i << I0
  • la self induction L0 devient L = L0(1+ y/ß), car RL= constante

U = -LdI/dt - IdL/dt = -L0 di/dt - (IL0 /ß)dy/dt = -L0 di/dt - (Φ0/ß)dy/dt

4. Relation fondamentale du couple corde-micro, ou relation vitesse-f.e.m.:

Finalement, la f.e.m. pure induite est, au signe près:

e = (Φ0/ß) v

  • ß est la distance corde/micro, au repos
  • Φ0 est le flux traversant la surface S , corde au repos
  • v = dy/dt est la vitesse de la corde au temps t

NB:

  1. La théorie, supposée applicable à un "single coil", est généralisable à un "humbucker", avec une seconde réluctance active en parallèle (second entrefer), et avec un résultat final facilement transposable.
  2. On peut alors monter (cf. Capteurs.pdf , page 3, première ligne), que (Φ0/ß) est le coefficient de couplage corde/micro, à la fois électrique ET mécanique.
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En pratique - Practical

 

Dans le cas particulier d'une corde vibrante, chaque élément de corde dx intercepte sa contribution dΦ0(x) au flux total, et engendre la f.e.m. de, telle que:

de = ( v/ß) dΦ0

, à comparer à la définition adoptée pour le "coefficient linéique d'influence ponctuelle" k(x) de la corde sur le micro, au point x considéré":

de = kv dx

On en tire la valeur, donc une interprétation et légitimation du coefficient k (en weber par mètre carré, soit la dimension d'une induction), jusqu'ici arbitrairement introduit:

k = (1/ß) dΦ0/dx

Φ0(x) est, par exemple, le flux traversant la corde immobile, depuis une extrémité de la fenêtre de lecture, jusqu'au point x, à une constante près.

On peut ajouter, qu'en toute rigueur, les seuls mouvements perceptibles par un tel micro, sont des mouvements de la corde situés dans la direction de l'axe des pôles, en pratique, les mouvements perpendiculaires à la table de la guitare.

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Poil à gratter - Itching powder

  Pfuit!

J'ai eu chaud.

Je n'arrivais pas à justifier par la seule théorie ce "&@*$#" (excusez les gros mots) de coefficient d'influence ponctuel k de la corde, qui me semblait pourtant intuitivement exister.

L'honneur est donc sauf.

Mais il me reste:

  1. à généraliser le coefficient k, pour un mouvement non colinéaire à l'axe des pôles, donc pour un mouvement quelconque, ce qui me semble relativement intuitif en raison de la linéarité des équations liées aux petits mouvements,
  2. si By(x) désigne la composante de B suivant l'axe y des pôles, il serait intéressant de justifier une autre intuition, celle qui consiste à identifier le coiffaient k (homogène à une induction) à (µ/µ0)FBy(x) , où F serait un coefficient sans dimension, ne dépendant que de la forme de la section de corde,
  3. à déterminer, puis appliquer, les protocoles de mesures destinées à conforter définitivement ce qui n'est provisoirement qu'une théorie, certes fortement vraisemblable, mais encore critiquable.

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Mise à jour, par Jean-Pierre "lbop" Bourgeois, Ingénieur-conseil ©
 

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