Poil
à gratter (âmes
sensibles s'abstenir)
Itching powder (not for people of
a nervous disposition)
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Dans le cas de deux notes de
fréquences f1
et f2
relativement
proches, le phénomène perçu est
celui des "battements", dont la théorie est bien établie. Mais dans le cas général, il serait temps de se préoccuper sérieusement de ces mystérieuses "notes résultantes", dont l'existence n'est attestée dans la littérature scientifique que sous la forme suivante, en vérité peu convaincante: "d'après H. Helholtz, on sait que, bla bla ..." Plusieurs directions de recherche sont alors possibles, avec leur combinaison éventuelle: 1 Les notes résultantes supposées sont-elles
déductibles de la notion de décomposition en série de Fourier,
attachée à toute note de fréquence donnée? 2 Les notes résultantes ne sont-elles que le
résultat auditif engendré par notre cerveau, une sorte "de
mirage" de la perception?
Un tel phénomène, bien connu, est la sensation auditive
d'une note fondamentale, alors que seuls les partiels sont
émis. 3 Comme suggéré, mais développé trop légèrement par notre vénérable savant, les sons (ou notes) résultant(e)s viendraient-ils d'un défaut de linéarité de l'acoustique, engendré par deux notes génératrices surpuissantes?
4 Enfin, conclusion qui serait bien gênante,
les notes résultantes ne résulteraient ... que de nos
lectures trop confiantes des auteurs réputés, voire de
celles de "l'homme, qu'a vu l'homme, qu'a vu l'ours"? Heureusement, le légendaire Richard P. Feynman, prix Nobel de physique en 1965, et enseignant de haute volée, donne sa clé dans "Le cours de Physique de Feymam, mécanique 2", section "Harmoniques", paragraphe "les réponses non linéaires". En acoustique linéaire, c'est à dire pour des niveaux acoustiques "usuels", deux notes quelconques restent indépendantes. Mais, pour les hauts niveaux, deux notes peuvent interagir. En utilisant le principe de la "boite noire" (entrée -> transfert -> sortie), il propose une boite noire particulière qui associe à une "entrée" x(t)entrée, une fonction "sortie linéaire" (acoustique linéaire) kx(t)sortie, augmentée d'une petite perturbation du second degré (acoustique non linéaire), telles que:
Avec (Avec ε très petit) très petit par rapport à l'unité (1), cette approximation est légitimée par le principe, bien cerné en mathématique, des "développements limités des fonctions continues", l'erreur commise étant de l'ordre de ε2, pourvu que "entrée" et "transfert" soient effectivement des fonctions continues du temps. Dans la suite, pour simplifier les écritures, on considère les pulsations ω, au lieu des fréquences f, sachant que ω = 2πf. Si l'entrée est composée de deux notes pures, d'amplitudes A et B et de pulsations respectives ω1 et ω2, on peut écrire: x(t)entrée= A cos ω1t + B cos ω2t Soit x(t)sortie = k[A cos ω1t + B cos ω2t + ε (A cos ω1t + B cos ω2t)2] D'où x(t)sortie = k[Acos ω1t - A(cos 2ω1t)ε/2 + (A+B)ε/2 + Bcos ω2t + B(cos 2ω2t)ε/2+ 2 AB cos ω1t cos ω2t
En effet, on peut écrire: AB cos ω1t cos ω2t = AB/2 [cos (ω1 + ω2)t + cos (ω1 - ω2)t]
Deux nouvelles composantes ont donc été produites, l'une à la pulsation (ω1 + ω2), l'autre à la pulsation (ω1 - ω2)
Il est à noter qu'une telle "boite noire" concerne un raisonnement qui peut s'appliquer à tout mouvement vibratoire: acoustique, courant électrique alternatif, mécanique ondulatoire etc. |
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Je suis parti à la chasse aux
notes résultantes. Si j'en attrape une, je vous l'apporte encore fumante. En effet, si je sais à présent "qu'une boite noire me regarde" (éventuellement) et fabrique les notes résultantes, je ne sais toujours pas si cette boite existe physiquement, ou si elle n'est que le reflet du fonctionnement de mon oreille parvenue à saturation, voire, du fonctionnement de mon cerveau.
L'acousticien un peu lâche pourrait se satisfaire de la pirouette: l'acoustique musicale est, par définition, le domaine du linéaire et les sons résultants en sont donc exclus. Mais si un peu de bon sens oblige à admettre que l'acoustique traite de tout ce qui est effectivement perçu auditivement, on peut se demander si les sons résultants ne sont pas le "piment" de la musique, le fameux "grain de son" recherché par nos enfants qui écoutent toujours "trop fort" (d'après nous) leurs "scies musicales". A suivre. |
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