analyse de la réponse du micro
![]()
![]()
Poil à gratter (âmes sensibles s'abstenir)
Itching powder (not for people of a nervous
disposition)
| Les cordes (ferromagnétiques)
de la guitare électrique acquièrent une aimantation induite, au voisinage
des aimants des micros. NB: il s'agit d'une interprétation duale de celle des cordes, dont la perméabilité magnétique agit sur le champ par leur seule seule présence (d'où le nom, parfois usité, de "micro à réluctance variable"). Ainsi, leur vitesse de déplacement créent un flux magnétique variable dans les bobines, qui induit une tension variable entre leurs bornes. Afin de tester cette action, le Laboratoire d'Acoustique Musicale de Paris-Jussieu (LAM) utilise une "machine à pincer", sensée imiter le pincement réel des cordes tel que produit par le guitariste. Les deux questions principales qui se posent sont celles de la vraisemblance du pincement, mais surtout de la fiabilité de sa reproductivité. On peut alors songer à simuler l'action des cordes par celle d'un champ électromagnétique extérieur variable, mais parfaitement connu et reproductible à loisir. De plus, la présence physique d'une guitare ne serait même pas requise, et on pourrait se contenter du micro dont il s'agit n'analyser la seule réponse, toutes choses égales d'ailleurs. de champ magnétique pouvant servir de "corde artificielle" |
| En ce cas, le plus simple à
réaliser et à mesurer, consiste à placer au voisinage du micro, un fil,
maintenu immobile, et parcouru par un courant électrique connu. Il s'agirait alors, en donnant toutes les configurations imaginables au courant électrique excitateur, de simuler toutes les "machines à pincer les cordes" possibles, mais parfaitement reproductibles
Le fil devra évidemment être maintenu immobile, pour éviter les perturbations indésirables qui seraient engendrées par sa propre éventuelle vibration.
Le fil est considéré "suffisamment long", par rapport à la distance r où le champ B est étudié. Dans ces conditions, la valeur du champ magnétique créé à distance r du fil est très proche de: B = 2 x 10-7 I/r Le flux qu'il induit dans une bobine est donc proportionnel à I, soit: Ф = kI et dФ/dt = kdI/dt La force électromotrice induite e aux bornes de la bobine vaut donc: e = - dФ/dt = - kdI/dt A rapproche de la valeur attribuée à la page concernant la "fenêtre de lecture": e = -∫ρvdx (somme de x=d-X à x=d+X)
|
||
| On n'oubliera pas qu'une telle simulation ne représente que la possibilité d'étude des caractéristiques d'un micro, indépendamment de celles de la lutherie, de la nature précise des cordes, et du feedback, qui sont, qualitativement, au moins aussi importantes, sinon plus. |
![]()