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Qu'est-ce donc que le sustain et d'où vient-il? On ferait mieux de se demander quel phénomène empêcherait le sustain de se développer. Fastoche! L'opposé du sustain est la dissipation thermique sous toutes ses formes, engendrée par la vibration mécanique des cordes. "Mais encore, sombre pédant", direz-vous avec quelques raisons. Ne vous fâchez pas, j'explique. Une corde théorique, infiniment souple, tendue avec des appuis parfaitement ponctuels entre une frette et un chevalet absolument immobiles, vibrerait indéfiniment, donc avec un sustain à fare pleurer la guitare de Santana. Mais, mais, mais:
D'où l'ennemi dissipateur de chaleur, donc dissipateur d'énergie. J'ai nommé: le frottement. En mécanique classique, le frottement, seul responsable des pertes d'énergie est une force de réaction, liée aux vitesses de déplacement, nettement différenciée des autres forces qui conservent l'énergie, à savoir:
L'ennemi, ou plutôt la foule des ennemis tapis dans l'ombre est à chercher dans:
Vous devriez être plus calmes, car je vous entends d'ici maugréer: "cet imbécile oublie les micros, qui freinent les cordes trop raprochées". Et bien non, non, et non, mille fois NON...!!! Il s'agit d'une fable, colportée par beaucoup d'indigents du bulbe, qui scribouillet sur le Web ou bafouillent dans leurs officines mercantiles, mais sans aucun fondement. En effet, contrairement à la mécanique classique qui admet des actions irréversibles susceptibles de production de pertes d'énergie par frottement, le magnétisme "stricto sensu" est totalement réversible, sans aucune perte énergétique possible. Tout au plus peut-on admettre:
Mais ces éventuelles pertes, égales au carré d'un faible voltage divisé par une résistance élevée, restent insignifiantes, sauf éventuellement pour un micro (ou une bobine) en court-circuit. D'où une méfiance envers les "potards de tonalité" qui peuvent, en position fermée (ou coupe aigus), mettre les bobines en court-circuit dans les aigus et agir (?) sur le sustain. Je ne trancherai pas sur ce point, jouant systématiquement avec les potards de tonalité totalement ouverts (aigus au maximum), et les réglages uniquement "faits" au préampli.
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Le comble de la "guitare sans âme" est atteint par les PRS, superbes planches mortes habilement (sic) maniées par le champion des récompenses américaines pour musiciens de bastringue, l'excellent (quand le fric n'est pas en cause), mais affreux magouilleur, Carlos Santana.
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