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Inédit: la "fenêtre de lecture" d'un micro!

Equation fondamentale, et "timbre" d'un micro.

Pages théoriques associées:

Introduction
Principe de la réluctance variable - relation vitesse-fem
Fenêtre de lecture - équation fondamentale du micro (cette page)
Coefficient d'influence ponctuelle d'une corde - sa mesure
4 positions particulières d'un micro
Circuits résonants - internes et externes
Autres hypothèses sur la modélisation corde/micro
Distance corde-micro et sustain

Influence du point de pincement de la corde
Conclusions-prospective

(Voir également les autres pages sur les micros)

 

1 -Avant propos et principe du point fixe:

Les études concernant la sonorité de micros publiés jusqu'à aujourd'hui (1er décembre 2007), sont basées sur une corde théorique:

  • infiniment souple,
  • de masse linéique ml constante et connue,
  • de longueur L (du sillet au chevalet), longueur de corde à vide, ou "diapason", connue,
  • soumise à une tension T, également connue,
  • appuyée, d'un côté sur une frette, et de l'autre côté sur le chevalet.

NB: la "corde théorique" est une simplification (parfaitement justifiée pour notre propos) de la corde réelle qui est en réalité, pour le mécanicien théorique, une poutre plus ou moins rigide, plus ou moins encastrée, et susceptible de vibrations plus ou moins "exotiques".

Les divers auteurs se sont alors acharnés à décrire les variations de la sonorité d'un micro, en fonction de la longueur active de la corde entre frettes et chevalet (hautement variable), sans se rendre compte qu'auditivement, le seul paramètre significatif sur la sonorité captée en un point était la distance x (immuable pour ce point) qui sépare ledit point du chevalet.

Il n'est donc pas étonnant qu'aucune des précédentes études n'aboutissent qu'à un échec, comme la simple expérience du musicien aurait du le pressentir.

Pourtant, la solution ne réside qu'en un changement de variable qui élimine la longueur de la corde frettée (code appuyée sur le chevalet ET une frette).
Au lieu de d'utiliser la position matérielle d'une frette, il suffit de considérer la longueur d'onde l de la note qu'elle détermine, à l'aide de la relation 2Lf0 = (T/
ml)1/2= lf, caractéristique de la corde vibrante tendue, uniquement dépendante de la force de tension T appliquée et de la masse linéique ml de la corde.

On s'affranchit ainsi de la position matérielle d'une frette, en remplaçant:

  • des longueur physiques existantes, mais variables, et donc sans signification absolue:
    à savoir, les distances chevalet-frettes
  • par des longueurs théoriques, certes variables, mais hautement représentatives des notes à étudier:
    à savoir, les longueurs d'ondes, reportées à partir du seul point fixe immuable, le chevalet.

Pour étudier les vibrations correspondant à une note en un point situé à la distance x du chevalet, dans la suite de cette page, les paramètres de distances seront exprimés uniquement en fonction de:

  • la distance x mesurée à partir du chevalet,
  • de la longueur L de corde à vide,
  • de la fréquence f0 de la note à vide
  • de la longueur d'onde l de la note à étudier.

2 - Définition de l'influence d'un élément de corde en un point:

Un élément de corde de longueur dx, plongé dans le champ magnétique d'un micro, acquière lui-même une aimantation, qui dépend:

  • du champ engendré par le micro,
  • du diamètre de la corde,
  • de la perméabilité magnétique du matériau constitutif de ladite corde.

Cet élément peut être alors assimilé à un dipôle magnétique, dont les mouvements induisent un flux variable dans les bobinages du micro.

Malheureusement, un tel dipôle est très difficile à modéliser avec précision.

Cependant, il est légitime de supposer (avec d, symbole de la différentiation mathématique), qu'un tel élément, doté d'une vitesse v(x,t), induit une force électromotrice élémentaire de, proportionnelle à sa longueur dx et à sa vitesse v, ainsi qu'à un coefficient de proportionnalité k, ne dépendant que du champ au point x et de la nature (géométrie et perméabilité) de la corde en ce point.

Un tel coefficient k répond alors à l'équation:

dekvdx

Par définition, on le nommera: "coefficient linéique d'influence ponctuel" de la corde sur le micro, au point x considéré.

Ses dimensions sont donc données en weber/mètre carré, soit celle d'une induction magnétique.

Le terme "linéique" rappelle qu'il se rapporte à l'unité de longueur de corde.
Le terme "ponctuel" rappelle qu'il se réfère à un point déterminé de la corde.

3 - Définition de la fenêtre de lecture:

Les théories pullulent sur la variabilité de la sonorité des micros, en fonction de leur structure propre, et de leur emplacement sur la guitare.

Bien souvent, l'impédance du circuit équivalent au micro est invoquée comme déesse nourricière de sa sonorité. Des ouvrages entiers y ont été consacrés, pour arriver au mince résultat ... qu'un single coil "sonne" plus aigu qu'un humbucker.

C'est oublier que, dans le cas d'un ampli du commerce, dit "à haute impédance", le micro est bouclé sur une impédance quasi infinie. Alors, les impédances branchées "en série" deviennent négligeables, quand les impédances supposées "en parallèle" (comme des capacités de fuite localisées ou diffuses), deviennent prépondérantes, ... mais sont classiquement négligées.

La belle affaire. La prétendue mère nourricière n'était qu'une marâtre!

De même, on ne compte plus les études sur la variation de la sonorité liée à la localisation du micro sur un point particulier des cordes, sans production de résultats universellement consensuels.

Le point de fonctionnement n'était-il qu'un point d'interrogation?

J'émets donc une hypothèse peu ou pas évoquée dans la littérature: la sonorité ne serait-elle pas liée à la longueur de l'espace longitudinal capté par le micro, ou longueur utile de corde captée, que je nomme "fenêtre de lecture du micro"?

On se rapproche alors de l'étude des effets de la forme du champ magnétique associé au micro, effets dont je soupçonne depuis longtemps l'action, sur la sonorité.

On remarquera ici que la fenêtre ainsi définie, peut éventuellement se confondre avec la largeur visible du micro, mais qu'elle peut en être totalement distincte.

Il s'agit en effet d'une fenêtre immatérielle, lieu où le micro est (plus ou moins régulièrement) sensible à une corde vivante métallique.

4 - Cas d'une note pure (voir: la corde vibrante théorique)

  • On désigne par "note pure", une note se résumant à sa fondamentale, sans aucun harmonique. C'est le cas des modes stationnaires normaux ou fondamentaux. 
  • Le  cas général n'est pas oublié, car une note réelle, de fréquence f, peut toujours être considérée comme une somme infinie de telles notes pures, de fréquences f (la fondamentale), 2f, 3f etc. (les harmoniques), ajoutées avec chacune, sa phase et son intensité.
  • Ceci est valable mathématiquement (théorème de Fourier) et également physiquement, car expérimentalement, toute note peut effectivement être synthétisée (donc perçue auditivement) de cette façon, par émission simultanée de notes pures correctement choisies par le calcul résultant du théorème de Fourier.
  • La théorie des cordes vibrantes indique qu'alors, la corde vibre selon une sinusoïde variable en fonction de l'espace, elle-même variable en fonction du temps.

5 - Force électromotrice induite:

A un instant t fixé, l'état de la corde émettant une note pure, ressemble au schéma suivant:

 

L est la longueur totale de la corde, l est la longueur d'onde de la note pure considérée, y est l'élongation de la corde à la distance x du chevalet.

Remarque: il s'agit d'appréhender toutes les notes possibles produites par une corde:

  • harmoniques,
  • notes physiquement frettées, ou avec noeud imposé, par exemple, par un doigt,
  • voire, harmoniques d'un bruit quelconque extérieur.

On ne se préoccupe donc pas ici de savoir si la corde est frettée ou non, mais seulement de la description de son comportement à partir du chevalet (portion de gauche sur le schéma), et pour un note pure.

En conséquence, ne vous étonnez pas que l'extrémité de droite ne soit pas entièrement représentée, mais seulement suggérée, car alors seuls comptent:

  • Le point fixe du chevalet, seul point fixe commun à toutes les notes produites par la corde
  • la longueur d'onde l de la note, seule variable caractérisant chaque note

Alors, si f0 est la fréquence de la note à vide, E l'élongation maximale de la note pure considérée, et f sa fréquence:

y = E sin(2 xf/Lf0) (la longueur d'onde étant alors l = 2Lf0/f)

En fonction du temps t, l'élongation E(t)est elle-même une fonction sinusoïdale:

E = a sin(2 ft + φ)

Au total, on a, avec l'amplitude a et la phase φ de la note (voir la page concernant la corde théorique):

 y = a sin(2ft + φ) sin(2xf/Lf0)  

On en déduit la vitesse v à l'abscisse x:

 v = 2 fa cos(2 ft +φ) sin(2 xf/Lf0)

Pour simplifier  le problème, on peut alors supposer que la sensibilité k du micro, est constante dans toute sa fenêtre de lecture, de longueur utile de corde captée égale à 2X.

Alors, d'après la définition du coefficient d'influence de la corde, un élément de corde de longueur dx, engendre une f.e.m. de, telle que:

dekvdx (avec d, symbole de la différentiation mathématique)

Remarque: k mesure la faculté d'un élément de corde de longueur dx à engendrer une f.e.m  dans le bobinage.
Cette faculté est nommée ici par convention "influence", mais aurais pu être baptisée "sensibilité".

d'où, pour un micro centré à distance moyenne d du chevalet:

e = kvdx (somme de x=d-X à x=d+X)  (avec , symbole d'intégration mathématique)

soit :

e = 2kfa cos(2 ft + φ)sin(2 fx/Lf0)dx (somme de x=d-X à x=d+X)

ou, après intégration le long de la fenêtre:

e = -kaLf0 cos(2 ft + φ){cos[2 f(d+X)/Lf0] - cos[2 f(d-X)/Lf0]}

Remarque: le coefficient d'influence k de la corde a été supposé constant, du moins dans un premier temps, sur toute la fenêtre de lecture.
Dans le cas le plus général ou
k = k(x) est  variable en fonction de x, d'après le théorème généralisé de la moyenne, il existe UNE valeur k0 (ou influence moyenne), prise parmi toutes les valeurs atteintes par k(x) dans l'intervalle de la fenêtre, qui satisfait l'intégrale calculée (sous des conditions de continuité peu exigeantes).

7 - Soit, enfin, tous calculs faits, l'équation fondamentale du micro:

  e = 2ak0Lf0 cos(2ft + φ) sin(2fd/Lf0) sin(2fX/Lf0)

Au total, la force électromotrice engendrée par le micro est proportionnelle:

  • à des paramètres attendus, a priori:

  1. la cause elle même:
     a
    cos(2
    ft + φ), vibration génératrice de la note, fonction du temps, retransmise au micro sans changement de fréquence, ni déphasage, ce qui assure également la retransmission des transitoires,

  2. un paramètre électromagnétique caractéristique de l'assemblage corde-micro:
     k0
    , "coefficient d'influence moyen de la corde" sur le micro, valeur "moyenne" de k(x) en un certain point x0 à choisir dans la fenêtre de lecture, évidemment dépendant de la faculté de la corde à s'aimanter localement, mais indépendant
    de la fréquence f.

  3. un paramètre de la corde, constante d'origine purement mécanique:
    2Lf0 = (T/
    ml)1/2= lf, caractéristique de la corde tendue, uniquement dépendante de la force de tension T appliquée et de la masse linéique ml de la corde, coefficient apparu consécutivement à l'intégration le long de la fenêtre de lecture, et indépendant de la fréquence et du micro

  • mais aussi à des valeurs et des "intrications" plus inattendues, mais fortement pressenties par le guitariste expérimenté:

  1. sin(2fd/Lf0), dépendant de la distance moyenne d, entre chevalet et micro,

  2. sin(2fX/Lf0), dépendant de la longueur 2X de la fenêtre de lecture,
  • en revanche, la f.e.m. décrite reste totalement indépendante des frettes, utilisées ou non.

On peut remarquer que l'équation fondamentale peut également être écrite, décomposée en deux termes multiplicatifs distinct:

e = 2ak0Lf0 cos(2ft + φ) sin(2fd/Lf0) sin(2fX/Lf0) =

{2ak0Lf0 cos(2ft + φ)}{sin(2fd/Lf0) sin(2fX/Lf0)} =

 Soit, par définition:

e = emusicale x A

emusicale = 2ak0Lf0 cos(2ft + φ):

  • participation "musicale" de la note de fréquence f à la f.e.m.,
  • dépendante donc du temps t,
  • et de la nature de la corde, toujours supposée homogène,

et

A(f)= sin(2fd/Lf0) sin(2fX/Lf0):

  • A(f) est un affaiblissement du signal musical, à caractère géométrique pour les variables d et X,
  • deux fois fonction périodique de la fréquence f,
  • indépendant du temps,
  • caractéristique des paramètres du seul micro ET de sa positions,
  • agissant sur l'ensemble du spectre sonore capté par le micro.

Dans la suite, A(f) sera désigné par le nom de fonction de pondération caractéristique du micro.

La valeur sin(2fd/Lf0) indique un affaiblissement marqué, voire une annulation totale du signal capté, aux voisinages de: 2fd/Lf0 =  n,

Soit des fréquences de réjection: f = n Lf0/2d (où n est un entier arbitraire positif)

1 - Au voisinage de  fLf0 n/2d (pour tout n, entier positif), les fréquences captées sont donc affaiblies, voire ignorées, pour un micro centré à la distance d du chevalet.

Le même raisonnement, appliqué à sin(2fX/Lf0), donne la règle:

2 - Au voisinage de  fLf0 n/2X (pour tout n, entier positif), les fréquences captées sont donc affaiblies, voire ignorées, pour un micro ayant une longueur de fenêtre de lecture égale à 2X

On remarquera que, les distances d et X étant plus courtes (par construction) que la demi-longueur d'onde la plus courte parmi les notes frettées, les fréquences f concernées par la réjection sont plus hautes que fM, la fondamentale frettée la plus haute.

3 - Ces fréquences de réjection correspondent éventuellement:

  • à des harmoniques d'une note frettée,
  • voire, à des simples bruits,
  • mais, en aucun cas, à la fondamentale d'une note frettée.

8 - Analogie avec les "formants" vocaux des syllabes: notion de "chant" du micro.

Dans le cas de la voix, il existe une distinction entre les notions de:

  • timbre vocal, propre à l'expression personelle, souvent inconsciente du phonateur, et relativement dépourvu de valeur sémantique
  • et la notion de voyelles, sonorités communes à un groupe de lucuteurs, culturellement définies, et porteuses valeurs sémantiques.

Par analogie, on peut associer respectivement:

  • "coloration par inpédances" avec "timbre vocal"
  • "sonorité du micro" avec "voyelles"

Dans cette optique, pour le micro, la "fonction de pondération caractéristique" joue de rôle de ce qui est nommé "formants" dans le cas de la voix humaine.
Et la sonorité du micro serait une sorte voyelle particulière, mais musicale, qui caractérise la largeur de sa fenêtre et sa distance du chevalet. Une sorte de "chant" particulier au micro.

On pourrait y voir une confirmation de l'hypothèse de Charles Besainou du LAM, pour qui la notion de "sonorité" d'un micro serait d'ordre culturel, tout comme la notion de "voyelle".

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En pratique - Practical

 

1 - Pour une note pure donnée:

Alors, d'après l'équation fondamentale du micro:

  • pour une intensité a donnée de la note génératrice, de fréquence f,
  • pour une valeur donnée k=k0 de l'influence moyenne de la corde,
  • pour une corde de masse linéique et de tension connues,

La pondération caractéristique A du micro placé à la distance moyenne d du chevalet, est, par définition:

A(f) = e/emusicale = sin(2fd/Lf0)sin(2fX/Lf0)

  • Comme on pouvait s'y attendre, cette étude confirme le rôle de la situation moyenne du micro (distance d) par rapport au chevalet et en donne même une évaluation de la modulation, proportionnelle à sin(2fd/Lf0).

En particulier, sont filtrés, la fréquence f1 = Lf0/2d, ainsi que ses harmoniques n Lf0/2d

  • Comme je m'y attendais, contrairement aux auteurs conventionnels, elle confirme également le rôle de la topologie du champ magnétique du micro, caractérisé par sa "fenêtre de lecture" de longer 2X. L'évaluation de ce rôle sur la sonorité est du même type: sin(2fX/Lf0)

En particulier, sont filtrés, la fréquence f2 = Lf0/2X, ainsi que ses harmoniques n Lf0/2X

  • On remarque que, sauf cas extrême où le chevalet empiéterait sur la fenêtre, si fM est la fréquence maximale de la plus haute note frettée, (correspondant donc à la distance frettée dm minimale), on a, par construction même de la guitare:

X<d<dm<L , soit: f0 < fM < f1< f2

  • De plus, si df est la distance d'une frette donnant une fondamentale de fréquence f, on a toujours, par construction: dm df.

Soit finalement: f0 < f fM < f1< f2

(comme précédemment, aucune fondamentale frettée f, ne subit de réjection)

  • Enfin, A étant le produit de deux sinusoïdes de fréquences respectives f1 et f2, le fait que f1 < f2 indique que A(f) prend l'aspect d'une sinusoïde de période f2, modulée en amplitude par une sinusoïde de période f1.

2 - Par exemple:

Les exemples ont été transcrits sur une nouvelle page, pour alléger celle-ci, déjà assez lourde.

3 - Cas d'une note complexe:

Plus généralement, une note complexe génératrice, de fondamentale f, supposée infiniment stable dans le temps, est accompagnée de ses harmoniques de fréquences nf (n entier positif) et affectés de la phase φn, la fondamentale étant désignée par "l'harmonique de rang 1".

Si la fondamentale est du type: a1 cos(2ft + φ1), la note complexe s'écrit alors sous la forme:

ancos(2∏nft + φn) (somme de n=1 à n=∞)

En raison de la linéarité des lois de l'électromagnétisme, l'équation fondamentale du micro indique alors que la f.e.m. induite s'écrit:

e = 2k0Lf0 anA(nf)cos(2∏nft + φn) (somme de n=1 à n=)

La note complexe captée est donc affectée:

  • d'un coefficient d'amplification global égal à 2k0Lf0, identique à celui d'une note pure,
  • d'une altération de l'intensité de chaque harmonique, qui passe de an à anA(nf), où A(nf) est la fonction de pondération caractéristique du micro correspondant à l'harmonique de rang n (ce qui justifie le terme de "pondération caractéristique"),
  • d'une phase de chaque harmonique φn, inchangée.

NB: on remarque que si la série correspondant à la note génératrice converge, il en est de même de celle qui correspond à la note captée.

4 - Le "timbre" d'un micro:

Mais on peut déjà constater que le phénomène ici décrit, est caractéristique d'un "timbre" sonore, applicable à tous les sons engendrés par les mouvements de la corde, et non celle d'un simple filtre, comme le constitue l'impédance électrique du même micro fermé sur sa charge.

En particulier, pour peu que la fenêtre ne change pas d'une corde à l'autre, ce "timbre" reste identique pour les six cordes de la guitare, ainsi que pour toutes les notes et harmoniques.

ll affecte également l'ensemble des transitoires de chaque notes, ainsi que les bruits éventuellement captés depuis les cordes.

 Il est donc clairement établi ici que la sonorité ou "timbre" propre à un micro (définit comme son"chant" particulier), ne dépend uniquement que de deux paramètres géométriques:

  • sa position par rapport au chevalet
  • sa longueur de fenêtre de lecture
  • (auxquels ont pourrait éventuellement ajouter l'emplacement du point de pincement de la corde, plus caractéristique du musicien).

NB: les esprits chagrins, nostalgiques de leur savoir dépassé, rétorqueront que le son d'un micro n'est que la conséquence de son impédance interne.

Que nenni, Messeigneurs!

La fenêtre d'un micro "dessine" sa sonorité, que les impédances "colorent" (y compris les impédances concaténées) indépendamment de la position du-dit micro et du point d'ébralement de la corde. 

CQFD

....A suivre.

En particulier, il sera intéressant de comparer le résultats pour un micro en positions dites "de Curbillon", "de Vendramini" et intermédiaires.

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Poil à gratter - Itching powder

 

  •  Le moindre sera que tout ce qui a été écrit jusqu'à présent, et qui ignore les deux paramètres caractéristiques (pour mon oreille et confirmés ici par raisonnement) , n'est qu'une collection d'incantations stériles.

  • Le vulgaire est la vague notion de fenêtre, associée par les pseudo-intellectuels de la gratte à une idée de volume sonore plus ou moins important: "ma" fenêtre agit sur la sonorité, en plus du volume.
  •  Mais le pire est la réaction du lecteur, candide, mais pugnace:

Je cite le dialogue épique, dans toute sa crudité édifiante:

"Hé, Monsieur le beau parleur, Monsieur le prétentieux, vous prétendez qu'un "humbucker" sonne comme un "single coil", que la nature des aimants, des pièces polaires, du fil, des bobines etc., n'a aucun rôle dans la sonorité d'un micro?
Vous vous payez ma tête, Monsieur l'emberlificoteur!"

"Que nenni, Monsieur le lecteur adoré, mais légitiment rétif!
Je dis seulement que, dans le cas d'un micro à influence constante dans toute sa fenêtre de lecture, je sais calculer sa tension de sortie et son allure générale en fonction de la fréquence.
Mais c'est une approche simplifiée.
Dans le cas le plus complexe d'un micro réel, il me suffirait de mesurer l'influence d'une corde point par point, pour en faire de même".

"Et je dis également que la conclusion en sera identique, les différences de construction du circuit magnétique (aimants et pièces polaire), ainsi que les variantes dans les bobines, entrant dans la notion de rendement mesuré point par point". 

Fin de citation

Quant à l'impédance électrique, son rôle sera confondu avec celui de l'électronique embarquée, rôle donc "de coloration secondaire". Enfin, seuls les différents "bruits" non provenant des cordes, tels ceux qui proviendraient des mouvements de spires plus ou moins jointives, de mouvements ou de chocs sur le micro, ne sont pas concernés par la présente étude, mais plutôt par celle de l'impédances interne du micro.

Attendez-vous donc au pire.
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Mise à jour, par Jean-Pierre "lbop" Bourgeois, Ingénieur-conseil ©
 

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